CHAWAN

MIZUSASHI

CHAIRE

NATSUME

HANAIRE

TOKKURI

CHATSUBO

KYUSU / HOHIN

TEAPOT

Chawan

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Bol pour la cérémonie du thé (茶の湯)

Le chawan est originaire de Chine. Les premiers chawan ont été importés au Japon de Chine entre le 13ème et le 16ème siècle.


Le Jian Chawan, un bol à thé chinois connu sous le nom de Tenmoku au Japon, était le bol de prédilection pour la cérémonie du thé japonaise jusqu'au 16ème siècle. Le terme japonais Tenmoku est dérivé du nom de la montagne de Tianmu, où les prêtres japonais ont acquis ces bols à thé des temples chinois pour les ramener au Japon.


À la fin de la période de Kamakura (1185-1333), alors que la coutume de boire du thé se répandait dans tout le Japon, les Japonais commencèrent à faire leurs propres copies des Tenmoku de forme conique, dans la préfecture de Seto.


Avec la montée de la cérémonie du thé wabi à la fin de la période Muromachi (1336-1573), l'Ido chawan, une variété de bols principalement utilisés pour le riz en Corée, est également devenu très prisé au Japon. Ces bols coréens étaient très appréciés de Sen no Rikyu en raison de leur simplicité rugueuse. Avec le temps, et le développement de la cérémonie du thé japonaise comme une forme distincte, la céramique locale est devenue plus chère et plus élaborée. A partir de la période Edo, le chawan était le plus souvent fabriqué au Japon. Les pièces les plus estimées pour une cérémonie de thé japonaise sont les chawan Raku, puis les Hagi et enfin les Karatsu.

Mizusashi

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ZU

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Récipient pour la cérémonie du thé (茶の湯)

Le récipient à eau froide (mizusashi) fait partie des objets indispensables à la préparation du thé lors des cérémonies du thé. Il sert à contenir de l’eau fraîche qui permettra de refroidir l’eau placée dans la bouilloire en fonte de fer et qui mettra celle-ci à une température adéquate à la poudre de thé.


Les premiers récipients utilisés au Japon aux XVe et XVIe siècles, provenant des fours de Bizen et de Shigaraki, sont en grès et possèdent des formes robustes, jouant sur les effets de cuisson. Au début du XVIIe siècle, des récipients à eau froide sont réalisés en porcelaine, souvent peints de motifs en bleu de cobalt sous couverte.


Les mizusashi sont généralement munis de couvercles, avec ou sans poignée, de la même matière que le corps ou en bois laqué sur les deux faces, dans toute la diversité de couleurs possible, même si le noir est majoritairement utilisé. Il est posé à côté du maître de thé sur un petit support (futa-oki) afin d’éviter tout contact direct avec la natte de paille.


Les mizusashi sont majoritairement en céramique, grès ou porcelaine, mais il en existe toutefois en bois brut et en

bois laqué, qui prennent généralement alors la forme d'un baquet ou d'un seau, là encore avec ou sans couvercle.

Chaire

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Récipient pour la poudre de thé (抹茶)

Le chaire ou cha-ire est un autre objet de la cérémonie du Chanoyu. Il s'agit d'une très petite jarre en céramique, tenant généralement au creux de la main, et destinée à contenir la poudre de thé, le matcha.

La forme la plus courante et la plus "académique" est la forme Katatsuki que l'on qualifie de "forme à épaulement".


Vient ensuite la forme Marutsubo (jarre ronde), peut être car elle est proche de la forme Kotsubo (petite jarre) et des formes de sous-catégorie que l'on rattache à cette dernière : Nasu (aubergine), Burin (pomme) et Bunna, un mélange des deux ... Les diverses formes sont assez proche, et il est parfois difficile de faire une distinction claire.


On trouve par la suite la forme Daikai (grand océan) ou Nakai (mer intérieure) qui sont des chaire rondes et plus 

larges que hautes. Les deux termes recouvrent la même 

forme, la seule différence étant leur taille comparative.


Enfin il y a la forme Tsurukubi (col de grue - une forme arrondie à la base avec un col évasé plus fin ) qui est assez rare, peut être du fait de son manque de praticité.


Le couvercle est traditionnellement en ivoire, mais en réalité, on en trouve le plus souvent en os. La céramique est également utilisée maintenant pour la réalisation des couvercles.

Natsume

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Boîte en bois pour la poudre de thé (抹茶)

Le natsume, en référence à la jujube, fruit peu consommé au Japon, dont il en a l'aspect, est une petite boite à thé en bois ou en bambou, finement tourné ou taillé, généralement laqué de noir ou de rouge. Si les dessins appliqués peuvent être plus ou moins complexes et recourir à l'incrustation de nacre ou de poudre d'or et autres métaux précieux, il peut tout aussi bien être gardé à l'état brut.


L'emploi de l'objet est des plus simple, grâce à sa large ouverture, plus pratique d'emploi pour l'extraction du matcha que les chaire. Il sert seulement à contenir le thé en poudre au moment de la cérémonie.

Le natsume est utilisé pour les cérémonies les plus simples.


Il existe une classification des natsume avec des noms correspondant aux formes et aux tailles. Le type basique est appelé Rikyū-gata et existe en trois tailles : grande (ō-natsume), moyenne (chū-natsume), et petite (ko-natsume).

Hanaire

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Vase à fleur pour l'Ikebana (生け花)

L’ikebana, également connu sous le nom de kadō, "la voie des fleurs" ou "l'art de faire vivre les fleurs", est un art traditionnel japonais basé sur la composition florale.


Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. Alors que les Occidentaux tentent d'accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l'aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même. La structure complète de l'arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur.

Le terme "ikebana" est forgé au début du XVIe siècle, lorsqu'il est devenu une pratique artistique codifiée et répandue parmi la noblesse, avec ses spécialistes et ses diverses écoles.

Le changement le plus significatif dans l'histoire de l’ikebana advient au XVe siècle, lorsque le shōgun Ashikaga Yoshimasa (1436–1490) dirigeait le Japon. Yoshimasa fit bâtir de larges constructions et de petites maisons pour exprimer son amour de la simplicité. Celles-ci contenaient un tokonoma (alcôve), où les gens pouvaient placer des objets d’art ou des arrangements floraux. Ce fut à cette période que les règles de l’ikebana furent simplifiées afin que toutes les classes sociales puissent jouir de cet art.

Tokkuri

徳利

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K

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Bouteille et verre pour la consommation du sake ()

Le tokkuri est une bouteille en céramique (ou en porcelaine, verre ou bambou) destinée au service du sake, la bière traditionnelle japonaise.


D'une contenance moyenne de 360 ml, il sert d'abord à réchauffer le sake au bain marie (ou au micro-onde désormais) à 50° maximum.

Il existe également des récipients en métal ou avec anse, spécifiques au réchauffage et au service cérémoniel du sake : chirori, tampo, chōshi, hisage, etc.


La forme du tokkuri est généralement celle d'un bulbe avec un col resserré afin d'éviter la déperdition de chaleur. Il existe toutefois bien des variétés régionales (Bizen, Iga, Shigaraki, Imari et Mino) très différentes, allant jusqu'au simple bol verseur.


Le tokkuri n'est pas un objet présent directement lors de la prise du thé, mais il est souvent utilisé lors du kaiseki-ryōri ou chakaiseki (repas simple servi aux invités avant la cérémonie).

Chatsubo

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B

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Jarre pour le stockage des feuilles de thé (茶壺)

La chatsubo est une jarre en céramique plus ou moins grande servant à stocker les feuilles de thé avant leur réduction en poudre. Le thé est préparé, puis emballé dans la jarre en une seule fois, en la remplissant à ras bord. Au moment de l'emballage, la jarre est chauffée à l'intérieur et à l'extérieur pour en éliminer l'humidité. Certaines feuilles y sont laissées pendant le réchauffement. Ces feuilles grillées sans humidité sont retirées et utilisées comme joint à l'embouchure de la jarre (après l’avoir rempli de thé frais). Ensuite, un papier est posé sur l’embouchure et collé pour la sceller. Enfin, le fabricant tamponne son sceau personnel sur le papier, identifiant ainsi qui a préparé le thé. Les jarres sont ensuite stockées dans un endroit frais et sec. Traditionnellement, la contenance d’une jarre s’exprime en monme (匁) = 3,75 g et  en kin (斤) = 160 monme. Selon certains documents anciens, 20 monme (environ 75 g) de tencha étaient emballés dans des enveloppes en papier individuelles 

(tencha 碾茶 = thé en feuilles de qualité matcha cuit à la vapeur - à broyer en matcha). Il y avait différentes qualités de tencha réparties entre plusieurs enveloppes avec différents noms poétiques pour identifier le thé. Pendant la période Momoyama, le «hantai» (半 袋) contenant 10 monmes (environ 40 g) devient l’unité de mesure normale lors de l’emballage du thé. Il y avait aussi un «kohantai» (小半袋) qui fait 5 monmes (environ 20 g).

Les feuilles de thé récoltées sont d'abord cuites à la vapeur, puis séchées dans un séchoir à thé «hoiro». Les feuilles pour devenir tencha ne sont pas frottées. En revanche, les feuilles qui deviennent gyokuro sont frottées et séchées.

Kyusu / Hohin

急須

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泡瓶

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Théière avec ou  sans anse pour le thé en feuille

Le Kyusu est la théière traditionelle japonaise pour le thé vert. Elle provient à l’origine de la Chine antique et a été raffinée au Japon au fur et a mesure des siècles. Aujourd’hui on l’utilise pour la préparation du thé vert. Il existe trois variantes du Kyusu : poignée latérale (yokodé kyūsu), poignée au dos (ushirodé kyūsu), hanse (uwadé kyūsu).


Le Hohin est une théière japonaise sans manche pourvue d'un système de filtration. Bien que l'on puisse l'utiliser avec de l'eau à ébullition, c'est plutôt un instrument réservé à des températures d'infusion plus faibles. Le système de filtration, qu'il soit constitué de trous percés directement dans la paroi ou qu'il s'agisse d'une pièce rapportée, permet d'infuser avec efficacité des thés très fragmentés.


De plus, avec son bec large, la verse est relativement 

 rapide. L'ensemble de ces caractéristiques fait souvent penser que ce genre d'instruments a été créé uniquement pour les Gyokuro, mais force est de constater que selon la forme, on peut les utiliser sans problème,même avec des températures allant jusqu'à 80° Celsius.



Teapot

ティーポット

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APOT

Théières pour le thé en feuille

La théière dérive probablement des bouilloires en céramique et des pots de vin en bronze ou en d'autres métaux et qui furent une caractéristique de la vie culturelle chinoise pendant des milliers d'années. Le premier exemplaire de théière qui ait survécu semble être celui du Flagstaff House Museum of Teaware, datant de 1513 et attribué à Gongchun.


Elle apparaît pour la première fois en France en 1686 lors de la visite des ambassadeurs de Siam à la cour de Versailles attirée à cette époque par les chinoiseries.


Son modèle classique piriforme apparaît dans la première moitié du XVIIIe siècle. Elles existent en de nombreuses formes, matériaux et dimensions. La forme a peu d'importance sur la qualité du thé, il faut par contre choisir le matériau et les dimensions selon l'utilisation qu'on en fait. La quantité d'eau et les capacités thermiques du 

matériau ont une grande influence sur l'infusion.


On peut distinguer globalement deux types de matériau donnant deux grands types de théière : celles à "mémoire" et celle "sans mémoire". Les théières en fonte, verre, porcelaine.... sont sans mémoire. Les théières en terre cuite sont à mémoire.

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