l'Atelier d'Amélius

Céramiques pour le thé  /  Objets en bois tourné

Vous trouverez ici un lexique des termes employés dans l'univers de la cérémonie du thé, du thé, du bouddhisme zen, de la céramique japonaise. Ce lexique ne se veut pas exhaustif, mais pourra vous aider à mieux comprendre ma démarche et mon travail.

 

Fruit de nombreuses années de recherche, ma production s'inscrit pleinement dans les traditions japonaises et plus généralement asiatiques.

A

B

Binkake - 瓶掛

Brasero en terre émaillé servant à faire chauffer l'eau, dans lequel sont posées des cendres tamisées ainsi que le charbon (sumi,炭 ou zumi,枝炭) et des supports servant à poser la bouilloire (tetsubin-鉄瓶). Utilisé dans les cérémonie de type bonryaku temae (盆略点前).

Bonryaku temae - 盆略点前

Littéralement "préparation abrégée sur un plateau", est la préparation la plus simple dans l'école Urasenke : c'est la raison pour laquelle on débute la pratique du chanoyu par son apprentissage. Comme son nom l'indique, elle offre un condensé des opérations les plus indispensables à la bonne préparation du thé. Cette préparation s'effectue notamment non pas avec un kama (bouilloire) traditionnel, mais avec un tetsubin (bouilloire en fonte) posée sur un binkake (brasero en terre émaillée) - ainsi, il n'y a pas besoin de maîtriser le maniement de la louche (hishaku), ce qui simplifie notablement les gestes.

C

Chabako demae - 茶箱点前

Chabako demae est appelé ainsi parce que les ustensiles sont disposés dans une boîte spéciale (chabako, littéralement "boîte à thé") - au cours de la préparation, on les en sort et on les y replace à la fin. Cette préparation (temae) ne permet de faire que du thé léger. Comme pour bonryaku temae, on utilise une bouilloire et un brasero en terre émaillée.

Pour l'école Urasenke, il existe six préparations différentes :

fleur (花, hana), cette préparation correspond au printemps, elle s'effectue à l'aide de la boîte à thé mais également d'un plateau en forme de fleur (hanagatabon).

deutzia (卯の花, unohana), cette préparation correspond à l'été, elle s'effectue à l'aide de la boîte à thé et du plateau utilisé pour obon temae (yamamichi bon).

lune (月, tsuki), cette préparation est associée à l'automne, elle s'effectue à l'aide de la boîte à thé et de quatre planches reliées entre elles par des cordons à la manière des livres japonais. C'est la seule des six chabako demae à utiliser de l'encens car l'automne est considéré, au Japon, comme le meilleur moment de l'année pour apprécier les fragrances de celui-ci.

neige (雪, yuki), cette cérémonie est associée à l'hiver.

harmonie/respect (和敬, wakei) : cette préparation a été mise au point par le 14e grand maître de Urasenke (Tantansai).

shikishi (色紙) : cette préparation remplace la boîte habituelle par un panier en bambou, et utilise des kobusa (petits fukusa aux dimensions d'un shikishi — forme de support à calligraphie carré). Elle est considérée comme la plus difficile étant donné le nombre d'objets et par conséquent de manipulations à faire.

Chabana - 茶花

Le chabana (littéralement "fleurs de thé") est le style le plus simple d'arrangement floral tel qu'il est utilisé dans le chanoyu. Le chabana prend ses racines dans l'ikebana, un style traditionnel d'arrangement floral japonais.

Le chabana a évolué vers un style moins formel de l'ikebana, qui fut utilisé par les premiers maîtres du thé. Le style chabana est maintenant le standard de l'arrangement floral pour la cérémonie du thé. Selon certaines sources, il aurait été développé par Sen no Rikyū.

Dans sa forme la plus basique, le chabana est un simple arrangement de fleurs de saison qui sont placées dans un vase ou tout autre récipient. Ces arrangements comprennent typiquement peu d'objets. Les vases sont habituellement faits dans un matériau naturel comme le bambou, le métal ou la céramique.

Le chabana est d'une telle simplicité que fréquemment, pas plus d'une seule fleur est utilisée. Cette fleur penchera invariablement vers les invités, ou face à eux.

Chadō - 茶道

Littéralement "voie du thé". Elle fait partie des trois classiques de l'art du raffinement Japonais, avec le kadō (arrangement floral) et le kōdō (cérémonie de l'encens). Autrement appelée sadō.

Cha-ire - 茶入

Le chaire ou cha-ire est un objet de la cérémonie du thé. Il s'agit d'une très petite jarre en céramique, tenant généralement au creux de la main, et destinée à contenir la poudre de thé, le matcha.

La forme la plus courante et la plus "académique" est la forme Katatsuki que l'on qualifie de "forme à épaulement".

Vient ensuite la forme Marutsubo (jarre ronde), peut être car elle est proche de la forme Kotsubo (petite jarre) et des formes de sous-catégorie que l'on rattache à cette dernière : Nasu (aubergine), Burin (pomme) et Bunna, un mélange des deux ... Les diverses formes sont assez proche, et il est parfois difficile de faire une distinction claire.

On trouve par la suite la forme Daikai (grand océan) ou Nakai (mer intérieure)  qui sont des chaire rondes et plus larges que hautes. Les deux termes recouvrent la même forme, la seule différence étant leur taille comparative.

Enfin il y a la forme Tsurukubi (col de grue - une forme arrondie à la base avec un col évasé plus fin ) qui est assez rare, peut être du fait de son manque de praticité.

Le couvercle, est traditionnellement  en ivoire, mais en réalité, on en trouve le plus souvent en os. La céramique est également utilisée maintenant pour la réalisation des couvercles.

Chaji - 茶入

Se rapporte au service du thé complet comprenant le kaiseki ("repas léger"), le service de l’usucha (薄茶, "thé léger") et du koicha (濃茶, "thé fort" ou "thé épais"), durant approximativement quatre heures ; il comprend également sumi demae (炭手前), à savoir la mise en place et le réajustement, en présence des invités, des charbons de bois permettant de chauffer la bouilloire.

Chakaiseki - 茶会

Repas préparé dans le cadre du chanoyu et qui précède le service du thé dans le cas d'une cérémonie formelle (chaji). Les composants d'un cha-kaiseki suivent le ichijū sansai ou "une soupe, trois plats d'accompagnements", et le riz, avec en plus : suimono, hassun, yutō, et kōnomono.

La soupe est habituellement une soupe miso et les trois plats traditionnels sont :

Mukōzuke (向付) : nourriture dans un plat positionné le plus loin de l'hôte sur le plateau (mukōzuke signifie "l'ensemble le plus lointain"). Ce peut être du sashimi. Au plus proche de l'hôte sont disposés le riz et la soupe dans des bols laqués.

Nimono (煮物) : des plats mijotés servis dans des bols indépendants.

Yakimono (焼物) : de la nourriture grillée (souvent du poisson), apportée dans un plat dans lequel les invités doivent se servir.

Les plats additionnels mentionnés ci-dessus peuvent être :

Suimono (吸物) : une soupe claire servie dans un bol laqué ; la soupe nettoiera le palais avant l'échange du sake entre hôtes et invités. Aussi appelé kozuimono (petite soupe claire) ou hashiarai (rince baguettes).

Hassun (八寸) : un plateau d'amuse-gueules de la mer ou de la montagne, servi en accompagnement du saké partagé par les convives.

Yutō (湯桶) : une cruche d'eau chaude aromatisée au riz bruni avec laquelle les convives se servent.

Kō no mono (香の物) : des produits saumurés accompagnant le yutō.

Des plats supplémentaires qui peuvent accompagner le menu sont appelés shiizakana, et accompagnent des tournées supplémentaires de sake. Puisque l'hôte les laisse avec le premier invité, ils sont aussi appelés azukebachi (lit., "bol laissé au soin d'un autre").

Chakin - 茶巾

Toile blanche et rectangulaire de lin ou de chanvre. Elle est utilisée pour le rituel du nettoyage du bol.

Chakindarai - 茶巾だらい

Bol relativement petit, généralement fait de cuivre, utilisé pour le rinçage et le lavage du chakin. Il est conservé sur l'évier en bambou dans la mizuya.

Chanoyu - 茶の湯

La cérémonie du thé au Japon, ou "service japonais du thé", appelée chanoyu (茶の湯), sadō (茶道), ou chadō (茶道) est un art traditionnel inspiré en partie par le bouddhisme zen dans lequel le thé vert en poudre, ou matcha (抹茶), est préparé de manière codifiée par un praticien expérimenté et est servi à un petit groupe d'invités dans un cadre calme et qui, vu d'Occident, peut évoquer une cérémonie.

Chanoyu (littéralement "eau chaude pour le thé"), se réfère habituellement à l'art, alors que sadō ou chadō ("chemin du thé") représente l'étude ou la doctrine de la cérémonie du thé sur le mode d'une "voie" spirituelle. Le terme chaji (茶事) se rapporte quant à lui au service du thé complet comprenant le kaiseki ("repas léger"), le service de l’usucha (薄茶, "thé léger") et du koicha (濃茶, "thé fort" ou "thé épais"), durant approximativement quatre heures ; il comprend également sumi demae (炭手前), à savoir la mise en place et le réajustement, en présence des invités, des charbons de bois permettant de chauffer la bouilloire. Celui de chakai (茶会, littéralement une "rencontre autour du thé"), n'inclut pas le kaiseki et se résume le plus souvent au service de l’usucha — le koicha, suivi alors de l’usucha, est plus rarement servi à cette occasion.

Du fait qu'un praticien du chanoyu doit être familier avec la production et les différents types de thés, avec les kimonos, la calligraphie, les arrangements floraux, les céramiques, l’encens, et un large ensemble d'autres disciplines et arts traditionnels en plus des pratiques du thé enseignées dans son école, l'étude de la cérémonie du thé prend de nombreuses années — de fait toute une vie. Même pour participer en tant qu'invité dans une cérémonie du thé formelle, une connaissance du sadō est requise, incluant les gestes recommandés, les phrases à dire par les invités, la bonne manière pour boire le thé et la tenue générale à adopter dans la salle où est servi le thé.

Chashaku - 茶杓

Écope à thé sculptée à partie d’une seule pièce de bambou, celle qui est destinée aux préparations les plus courantes possédant un nodule approximativement en son centre. Selon les préparations, on peut en utiliser ayant d'autres formes (avec un nodule à la base, voire en ivoire d'un seul tenant). Elle est utilisée pour écoper le thé de la boîte à thé au bol à thé et porte comme le bol un "nom poétique" conditionnant son utilisation de façon similaire. De plus larges écopes sont utilisées pour transférer le thé de la boîte à thé dans la mizuya (水屋) ou aire de préparation.

Chashitsu - 茶室

Littéralement "salle de thé" - on peut traduire par "case de thé" ou "lieu destiné à la cérémonie du thé"). Il en existe deux types :

• une structure posée sur pilotis, ou à part des autres bâtiments, qui contient plusieurs pièces (connue en français comme un "salon de thé")

• des pièces situées dans d'autres bâtiments ou au sein de bâtiments qui sont destinés à la cérémonie du thé.

La plus petite maison de thé a deux pièces : une pièce de thé et une mizuya, où les hôtes préparent le matériel, et a une superficie totale de deux ou trois tatamis.

Le design, le graphisme architectural est très influencé par la philosophie du zen. Les maisons de thé ont été introduites durant la période Sengoku, une époque où le pouvoir central était peu puissant, le pays étant dans le chaos à cause des guerres et des conflits qui étaient monnaies courantes. Les samouraïs étaient plus occupés à défendre leurs territoires et leurs commerces qu'à promouvoir leur culture.

Chasen - 茶筅

Fouet à thé sculpté dans une seule pièce de bambou. Les vieux chasen abîmés sont simplement jetés. Une fois dans l'année, généralement en mai, ils sont pris dans les temples locaux et brûlés lors d'une simple cérémonie appelé chasen koyō, qui exprime le respect avec lequel sont traités les objets de la cérémonie du thé.

Chawan- 茶碗

C

'est sans doute l'élément essentiel dans la cérémonie du thé. Sans celui-ci, le thé ne pourrait être servi et ne pourrait être bu. Il existe une large gamme de bols de thé, de tailles et de styles, et différents styles sont utilisés pour le thé fort et le thé léger, mais aussi selon la saison.

Des bols peu profonds, qui permettent au thé de refroidir rapidement sont utilisés en été ; des bols profonds sont utilisés en hiver. Leurs créateurs ou leurs possesseurs, ou encore un maître de thé, donnent un nom poétique aux bols - ce nom conditionne en partie l'utilisation du bol en fonction de la saison ou de la circonstance occasionnant la réunion de thé. Des bols vieux de plus de 400 ans sont encore utilisés aujourd'hui, mais seulement dans des occasions spéciales et inhabituelles. Les meilleurs bols sont façonnés à la main et leur prix est généralement élevé. Les irrégularités et les imperfections sont prisées : elles sont souvent mises sur l’"avant" du bol. Les bols cassés sont méticuleusement réparés en utilisant une technique de laque d'or ou d'argent appelée kintsugi (金継ぎ). De la poudre d'or est ajoutée pour masquer la couleur sombre de la laque et des dessins sont parfois créés en utilisant le mélange. Les bols réparés de cette manière sont principalement utilisés en novembre, lorsque les praticiens du thé utilisent le ro (炉), ou foyer d'hiver, comme expression et célébration du concept du wabi, ou de l’humble simplicité.

Chōjirō - 長次郎

Mort en 1589 ou 1590, Chojirō est le fondateur du style raku-yaki (楽焼). Il est le fils d' Ameya (阿米也) que l'on suppose d'origine chinoise.

Sa rencontre avec le maître de thé Sen no Rikyū (1522 - 1591) l'amène, à la demande de Rikyū, à créer des bols à thé (茶碗) destinés à la cérémonie du thé, empreinte de l'influence zen. Les bols ne doivent pas détourner l'attention par leur beauté ou leur raffinement. Chōjirō produit des bols, exclusivement rouges ou noirs, d'aspect simple et sans décoration, qui reflétent les idéaux du wabi (beauté trouvée dans la simplicité et la sobriété).

Jōkei (常慶), fils aîné de Tanaka Sōkei et de Sōmi (soeur de la femme de Chōjirō), également potier et perpétuant le travail de son père, reçoit un sceau de la part du shōgun Toyotomi Hideyoshi qui l'autorise à rajouter à son nom : Raku (楽). Ceci marque le début du style de poterie raku-yaki (楽焼). Chōjirō devint ainsi le fondateur de la dynastie Raku qui est toujours active, et dont le représentant actuel est le quinzième du nom : Kichizaemon (吉左衛門, né en 1949).

Choshi ou kannabe - 銚子— 燗鍋

Bouilloire ressemblant à une théière utilisée pour réchauffer et servir le saké. Ils sont en fer, étain ou en céramique.

D

Dairo - 大 炉

Foyer rectangulaire présent dans la mizuya. Le dairo est utilisé pour réchauffer l'eau dans le kama avant qu'il ne soit introduit dans le chashitsu au cours d'une cérémonie du thé chaji. Le dairo contient du sable blanc fin sur lequel le charbon de bois peut être brûlé. Le charbon de bois est prélevé dans le dairo et est transféré au ro ou furo pour chauffer davantage l'eau du Kama. Une partie du charbon de bois est également placée dans le taboko-bon (boîte à fumer) pour que les invités puissent allumer leurs cigarettes. Le dairo peut également être utilisé pour placer le charbon de bois après qu'il ait été utilisé dans le ro ou le furo pour le laisser refroidir en toute sécurité.

Daisu - 台子

Meuble portatif utilisé lors de la cérémonie du thé japonaise. Le style le plus orthodoxe est le shindaisu (真台子) formel, fini en laque noire très polie. Le partie inférieure repose sur le tatami, il y a quatre poteaux aux coins, soutenant une étagère. La largeur de cette étagère, est égale à celle d'un tatami kyōma (Kyoto).

Dashibukusa - 出し帛紗

C'est, comme le fukusa, un carré de soie à double couche d'environ 30 cm, avec un pli sur un bord et les trois autres bords cousus ensemble pour que la couture soit invisible. Il est utilisé par les pratiquants de l'école Omotesenke de la même manière que le kobukusa : l'hôte et les invités en portent chacun un, qui est conservé dans le plis du kimono. Il est parfois utilisé par les invités pour protéger les objets de thé lors de leur examen.

E

F

Fuchidaka - 縁高

Boîtes de bois laqué empilées. Elles sont constituées d'un niveau par invité. Lors de la saison chaude, de l'eau est déposée sur le couvercle afin d'évoquer la fraîcheur.

Fujibai - 藤灰

Cf Hai (灰).

Fukusa - 袱紗

Carré de soie utilisé pour le nettoyage symbolique de l'écope et du natsume ou cha-ire, et pour manipuler le couvercle de la bouilloire chaude (sauf dans certaines conditions, les hommes sont censés manipuler ce dernier à mains nues - école Urasenke). Le fukusa est parfois utilisé par les invités pour protéger les ustensiles du thé lorsqu'ils les examinent (habituellement, ce fukusa est particulier et est appelé kobukusa ou petit fukusa. Ils sont plus épais, à motifs et souvent fortement plus colorés que les fukusa normaux. Les kobukusa sont gardés dans un kaishi (une valise) ou dans la poche de poitrine du kimono).

Fukusabai - ふくさ灰

Cf Hai (灰).

Fukusabasami - 袱紗鋏

Portefeuille rectangulaire très souvent en forme d'enveloppe traditionnelle, avec un rabat qui ferme le fermant. Ils sont utilisés pour transporter des objets personnels nécessaires pour participer à la cérémonie du thé ou à la pratique du thé, comme le kaishi (papier), un bâtonnet pour couper et manger les gâteaux, un kobukusa, un fukusa et un éventail. Il y a deux tailles de fukusabasami correspondant aux deux tailles de papier kaishi: une plus petite pour les femmes, et une plus grande pour les hommes. Les fukusabasami des hommes sont généralement moins ornés et brillamment colorés que ceux des femmes, mais ce n'est pas toujours le cas.

Furo - 風 炉

Ce sont des braseros portatifs utilisés dans le salon de thé pour chauffer la bouilloire d'eau chaude ( kama ) utilisée pour faire le thé. Ils sont généralement faits en céramique ou en métal, bien qu'il existe de rares exemples de furo en bois .

Futaoki - 蓋 置

Littéralement "repose-couvercle", ils servent à poser le couvercle de la marmite et à reposer la louche d'eau ( hishaku ). Ils sont faits de bambou, de céramique ou de métal. Il en existe de nombreux styles.

G

Ganro - 丸 炉

Littéralement, "petite boîte à feu cylindrique". Un ganro est utilisé pour réchauffer l'eau dans une bouilloire avant de la verser dans le kama. Il est seulement utilisé dans la mizuya et n'est pas montré aux invités. Autrefois, le ganro fonctionnait au charbon de bois, mais de nos jours on utilise un ganro électrique pour leur facilité d'utilisation et pour la sécurité contre les incendies.

Gotoku - 五 徳

Trépied en métal sur lequel la bouilloire est installée. Il est posé très précisément dans le ro ou le furo

H

Habōki - 羽 箒

Brosse en plume. Fait partie de l'ensemble de l'équipement transporté dans le salon de thé avec le récipient contenant le charbon de bois (sumitori). Le genre composé de trois plumes en couches est appelé mitsubane (三 つ 羽) et est utilisé pour dépoussiérer le brasero portatif ou le foyer creux pendant la procédure de pose du charbon de bois. Deux types de brosses sont utilisées : en hiver, le côté gauche de la plume est plus large que le côté droit. Le habōki utilisé en été est plus large sur le côté droit. Les plumes d'un aigle ou d'une grue sont les plus couramment utilisées.

Hai - 灰

Cendres placées à l'intérieur du brasero portable ou bien directement dans le ro. Elles servent de lit protecteur pour le charbon de bois. Un grand soin est apporté à la qualité et à l'apparence de ces cendres pour différentes raisons. Au cours de l'été, cette couche de cendre est soigneusement formée et lissée avec des cuillères de formes spéciales appelées haioshi selon le style de la cérémonie du thé. Un maekawarake est placé dans la zone avant du foyer pour empêcher les invités de voir le charbon de bois et surtout empêcher les étincelles d'endommager les kimono. Afin de bien lisser les cendres, celles-ci doivent être légèrement humide mais encore capable de glisser doucement de la cuillère à cendre (haisaji). Il existe plusieurs variétés de cendres, dont notamment :

Fujibai - 藤 灰, "cendres de glycine", utilisées comme "cendre parsemée" (蒔灰; makibai), afin de décorer les cendres sculptées dans le brasero. C'est une belle cendre blanche et lisse produite par la combustion de gousses de fèves de glycine.

Fukusabai (ふ く さ 灰), "cendre soyeuse", cendre sèche spécialement préparée pour être d'une texture très lisse exempte d'impuretés. C'est le type principal de cendres utilisées dans les braseros portatifs.

Hishibai (菱 灰), "cendres de châtaignes d'eau", produit en brûlant les coquilles des châtaignes d'eau. C'est une cendre lisse rougeâtre-brune principalement utilisée dans le foyer portatif (furo).

Shimeshibai (湿 灰), "cendres humides", cendre légèrement humide utilisée dans le foyer creux (ro).

Warabai (藁 灰), "cendre de paille", sous forme de bâtons de paille rôtie. Le warabai noir est soigneusement disposé sur le dessus des cendres dans le brasero. Elle est réservé pour les derniers jours de la saison des braseros (furo) et avec l'utilisation d'un brasero en métal usé (yatsureburo). Elle est également utilisé dans les chauffe-mains (teaburi) et dans le hibachi.

Haiken - 拝見

Littéralement "regarder les objets". Après une cérémonie du thé, les invités peuvent demander à l'hôte de montrer quelques-uns des ustensiles utilisés pour préparer le thé, juste au moment où ce dernier s'apprête à les retourner dans la mizuya. Les objets qui peuvent être exposés sont : le natsume, le chashaku, le chaire.

Haiki - 灰 器

Bol peu profond utilisé par l'hôte pour transporter les cendres dans le salon de thé pour la procédure de pose de charbon de bois (sumidemae). Il contient les cendres "parsemées" (makibai) lors de l'utilisation d'un brasero portatif (furo), et les "cendres humides" (shimeshibai) pour la procédure dans le cas d'un foyer creux (ro).

Haisaji - 灰 匙

Outil en forme de spatule principalement utilisé pour façonner les cendres dans le brasero portatif (furo), ou pour saupoudrer les cendres dans le ro avant la pose du charbon de bois. Il faut beaucoup de pratique pour que les cendres glissent uniformément du haisaji du début à la fin.

Hakobi demae - 運び前

Hakosumitori - 箱 炭 斗

Récipient pour le charbon de bois, utilisé dans la salle de préparation (mizuya), et qui n'est pas considéré comme une pièce d'équipement officielle. Il est apporté dans la pièce de thé si il est nécessaire de réapprovisionner le charbon de bois dans le brasero portatif ou dans le foyer encastré. Il est en forme de boîte, possède une poignée, bois - habituellement du bois de mûrier.

Hanaire - 花入

L

es fleurs, avec leurs vases, sont des éléments importants de la décoration de la cérémonie du thé. Les fleurs arrangées à la manière simplement "jetée" (nageire) sont appelées chabana (茶花), et les vases pour celles-ci sont habituellement dénommés hanaire (花 入).

Le vase peut être en bronze (ou autre métal), en céladon et autres types de céramique, en bambou ou en vannerie. Le hanaire en bambou (take-hanaire) a vu le jour avec le développement du wabi-cha , tout comme les vases domestiques en céramique, tels que les pièces provenant de la région de Bizen et de Shigaraki. Le hanaire en vannerie  (kago-hanaire) est habituellement réservé à la saison chaude, lorsque le chabana sera constitué d'un assortiment de fleurs herbacées saisonnières. Le chabana peut être accroché sur le mur arrière du tokonoma, ou sur son pilier avant principal (tokobashira). Dans ce cas, le hanaire aura une bague attachée au dos, ou un petit trou dans le dos, pour y passer un crochet. On trouve aussi certains hanaire en métal ou en bambou conçus pour être accrochés par une chaîne à un crochet situé  dans le plafond du tokonoma. Ils sont généralement appelés tsuri-hanaire, et s'ils sont semblables à des bateaux, ils sont appelés tsuribune (bateau suspendu).

Hibachi - 火鉢

Dispositif traditionnel de chauffage japonais. Il consiste en un contenant de forme ronde, cylindrique ou en forme de boîte. Ouvert sur le dessus il est fait, ou au moins tapissé en dedans, d'un matériau résistant à la chaleur et est conçu pour contenir du charbon de bois incandescent. C'est un dispositif similaire à la traditionnelle chaufferette. Des écrits indiquent qu'il a été utilisé durant la période Heian (entre 798 et 1185). Du fait de la faible disponibilité de métal dans le Japon d'alors, les premiers hibachi étaient fabriqués à partir de bois de cyprès évidé tapissés de glaise. Les artisans se mirent rapidement à produire des versions plus décoratives comportant des finitions laquées, des feuilles d'or et d'autres embellissements artistiques. Des matériaux plus solides comme le métal et les céramiques gagnèrent en popularité au fil du temps. Les hibachi traditionnels peuvent être très attractifs et sont actuellement parfois vendus en qualité d'antiquités.

Principalement utilisés à l'origine par les classes des samouraï et des aristocrates, ils se répandirent graduellement dans les classes populaires et leur conception évolua tout au long de la période Edo. Durant la plus grande partie de son histoire, le hibachi a été utilisé pour le chauffage mais il a été employé à d'autres fins, par exemple pour allumer des cigarettes ou comme réchaud portable pour les troupes japonaises durant la Seconde Guerre mondiale.

Le hibachi était d'usage courant dans le Japon d'avant la Seconde Guerre mondiale et on le rencontrait souvent dans les salles d'attente des gares ferroviaires. Il devint au fil du temps une rareté, graduellement remplacé par des chauffages à pétrole qui sont maintenant monnaie courante au Japon (le chauffage central étant assez rare dans les habitations japonaises).

Hibashi - 火 箸

Littéralement "baguettes de feu". Baguettes en métal utilisées pour manipuler le charbon de bois du sumitori au ro ou au furo. Leur forme varie selon la saison. En été, celles utilisées avec le furo sont complètement en métal. Celles utilisées en hiver avec le ro ont la moitié de la partie supérieure couverte de bois, généralement celui d'un mûrier.

Higashibon - 干菓子盆

Plateau en bois laqué utilisé pour présenter les gâteaux aux invités.

Hira demae et Hakobi demae - 平点前— 運び前

C'est la cérémonie la plus simple dans le chanoyu. Elle permet de faire du thé léger ou du thé fort. Hira demae ("préparation plane", donc simple) sous-entend une cérémonie qui peut se faire en utilisant ou non un tana (étagère) sur laquelle sont déjà posés le mizusashi (pot à eau froide) et le natsume (boîte à thé) - l'hôte n'apporte donc que le bol (dans lequel sont disposés le chakin et le chasen, et sur le bord duquel est posé le chashaku), ainsi que le hishaku et le pot à eau usées (kensui).

Le terme de hakobi vient du fait qu'en l'absence de tana, tous les objets mentionnés ci-dessus doivent être transportés (運ぶ, hakobu) à l’intérieur et à l’extérieur de la salle du thé.

Hishaku - 柄杓

Longue louche en bambou possédant un nodule au centre du manche. Elle est utilisée pour transférer l'eau du et vers les pots en fer et les récipients d'eau fraîche. Il en existe différents styles utilisés pour différentes cérémonies, mais aussi pour différentes saisons. Un style plus large est utilisé pour le rituel de purification suivi par les invités avant d'entrer dans la salle du thé. L'ishaku est habituellement transportée dans la pièce avec le kensui et le futa-oki. Parfois, l'hishaku est posée sur le tana avant le début de la cérémonie et à nouveau lorsque la cérémonie est terminée.

Hishibai - 菱 灰

Cf. Hai

I

Ikebana - 生け花

L’ikebana, également connu sous le nom de kadō, "la voie des fleurs" ou "l'art de faire vivre les fleurs", est un art traditionnel japonais basé sur la composition florale. Au contraire de la forme décorative des arrangements floraux dans les pays occidentaux, l’arrangement floral japonais crée une harmonie de construction linéaire, de rythme et de couleurs. Alors que les Occidentaux tentent d'accentuer la quantité et les couleurs des fleurs, portant leur attention essentiellement sur la beauté de la fleur, les Japonais accentuent l'aspect linéaire de l’arrangement. Ils ont développé un art qui valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même. La structure complète de l'arrangement floral japonais est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l’humanité à travers les trois piliers, asymétrie, espace et profondeur.

Le terme "ikebana" est forgé au début du XVIe siècle, lorsqu'il est devenu une pratique artistique codifiée et répandue parmi la noblesse, avec ses spécialistes et ses diverses écoles.

Le changement le plus significatif dans l'histoire de l’ikebana advient au XVe siècle, lorsque le shōgun Ashikaga Yoshimasa (1436–1490) dirigeait le Japon. Yoshimasa fit bâtir de larges constructions et de petites maisons pour exprimer son amour de la simplicité. Celles-ci contenaient un tokonoma (alcôve), où les gens pouvaient placer des objets d’art ou des arrangements floraux. Ce fut à cette période que les règles de l’ikebana furent simplifiées afin que toutes les classes sociales puissent jouir de cet art.

J

Junbi - 準備

Littéralement, "préparation". Junbi est un mot commun utilisé dans la vie quotidienne. Employé dans l'étude de la cérémonie du thé, (keiko), junbi signifie préparer tous les ustensiles, le furo ou le fo , et les gâteaux qui sont servis aux invités. Cette opération est exécuté dans la mizuya où tous les ustensiles sont stockés et placés sur des étagères et dans des boîtes. Le jumbi est réalisé dans un ordre spécifique et l'enseignant commencera probablement par enseigner la procédure de préparation à ses élèves, avant de commencer à apprendre à préparer le thé.

K

Kaiseki - 懐石

La cuisine kaiseki (ou kaiseki ryōtri) désigne dans la gastronomie japonaise une forme traditionnelle de repas, composé de plusieurs petits plats servis conjointement. Le terme peut aussi renvoyer à l'ensemble des compétences et techniques qui permettent de préparer un tel repas et qui sont comparables à la grande cuisine occidentale.

Deux types de repas sont appelés kaiseki ou kaiseki-ryōri. Le premier, où kaiseki est écrit 会席 (et kaiseki-ryōri, 会席料理), désigne un menu où les plats sont servis sur des plateaux différenciant chaque type de mets. L'autre, écrit 懐石 ou 懐石料理, désigne le repas simple que l'hôte de la cérémonie du thé (chanoyu) sert à ses convives avant la cérémonie, et est aussi connu sous le nom de cha-kaiseki (茶懐石).

Les kanji 懐石 utilisés pour écrire kaiseki signifient littéralement "pierre dans la poitrine". Ces kanji sont probablement dus à Sen no Rikyū (1522-1591), pour désigner le menu frugal servi dans le style austère du chanoyu. L'association d'idées vient d'une pratique zen : les moines zen trompaient leur faim en mettant des pierres chaudes dans leurs robes, près de leur estomac. Avant que ces kanji ne soient utilisés, le kanji pour écrire le mot indiquait simplement l'idée de rassemblement des mets (会席料理). Les deux écritures en kanji sont toujours utilisées de nos jours pour écrire le mot ; le dictionnaire japonais Kōjien décrit la cuisine "rassemblement des mets", un repas de banquet où la boisson principale est le sake, et la cuisine "pierre dans la poitrine" comme le repas servi lors du chanoyu.

Pour distinguer les deux dans le discours ou par écrit, le repas du chanoyu est appelé chakaiseki.

Kaiseki ryōri - 懐石料理

Cf. Kaiseki.

Kaishi - 懐紙

Papier porté par tous les invités et parfois par le teishu (l'hôte). Se présente sous la forme d'un bloc de feuilles porté dans le plis du kimono, au niveau de la poitrine. Une fois les gâteaux présentés aux invités, ces derniers sont placés sur le kaishi avec des baguettes (kuromoji). Les baguettes sont essuyées avec le coin droit supérieur du kaishi avant de les replacer sur le fuchidaka, le higashibon ou sur le kashiki (bol de gâteaux). Ceci est fait, qu'elles soient propres ou non. Il s'agit d'un geste de propreté et de respect pour l'invité suivant qui va utiliser les mêmes kuromoji pour prendre son gâteau. Le bloc compte environ une trentaine de feuilles pliées en deux. Avant de placer l'omogashi ou le kashi (gâteau) sur le kaishi, une feuille est prise de la pile et placée au dessus des autres. Pour manger le gâteau, le bloc entier de papier est soulevé et un youji ou un kuromoji est utilisé comme une fourchette pour manger et parfois couper le gâteau. Après avoir mangé le gâteau, le bloc est replacé devant les genoux et le youji ou le kuromoji est essuyé avant de le remettre dans la poche. Le kaishi utilisé est plié un peu plus de fois et est stocké dans la manche gauche du kimono. Les kaishi inutilisés sont replacés au même endroit dans le kimono. Le kaishi peut aussi être utilisé afin d'essuyer, après avoir bu, le bord du bol lorsqu'un koicha est préparé. Le teishu peut utiliser un kaishi pour essuyer le chashaku à la fin de la cérémonie de thé quand un fukusa de valeur est utilisé afin de l'empêcher de trop salir. Le teishu peut aussi utiliser un kaishi pour essuyer un peu d'eau ou de thé qui serait tombé sur le tatami.

Kakejiku - 掛け軸

La poésie joue un rôle central dans le chadō  : elle occupe une place éminente dans la culture japonaise, et tient un rôle très différent de celui qu'on lui a accordé en Europe. Un des éléments indispensables à cette préparation est la mise à disposition, temporaire, d'un kakejiku que l'on déroule et accroche dans l'alcôve, tokonoma, prévue à cet effet. Le rouleau vertical, ou kakejiku, est soit une calligraphie, soit une peinture, soit une peinture ornée d'une calligraphie. L'écrivain Jun'ichirō Tanizaki a exposé avec des mots vibrants l'effet que doit provoquer sur les personnes réunies cette œuvre exposée dans la pénombre, touchant au cœur d'une culture qui accorde une importance capitale à l'ombre et au jeu de la lumière filtrante, tamisée.

L'œuvre accrochée sert à développer un esprit de sérénité, de respect, de paix et de pureté (wa-kei-sei-jaku, "les quatre vertus du thé"), et à amener l'homme de thé à découvrir la beauté dans le non-commun. Elle doit être simple et sobre - mots à prendre toutefois avec prudence car le vécu japonais de la beauté est très différent du vécu et de la conceptualisation occidentaux (gréco-romains) de la beauté, le vocabulaire touchant aux mots "beau" et "beauté" n'étant par ailleurs pas du tout superposable. Lorsque l'homme de thé entre, traditionnellement tête baissée, dans le sukiya, il se doit de prendre le temps d'admirer l'arrangement floral et la calligraphie ou peinture pendant un long instant, de se plonger en eux, d'harmoniser son cœur, kokoro. Il doit par la suite rendre compte de son appréciation au maître de thé.

Kakemono - 掛物

Littéralement "objet accroché", ou kakejiku désigne une peinture ou une calligraphie sur soie ou sur papier encadrée en rouleau et destinée à être accrochée au mur ou sur les mâts d'éclairage public. Au sens strict, c'est le mot kakejiku qui convient le mieux pour désigner ces peintures ou ces calligraphies car il fait référence à la baguette (jiku) horizontale placée à l'extrémité basse du rouleau et qui permet à l'œuvre de tenir droite lorsqu'elle est accrochée (kakeru). Un autre mot japonais, makimono, désigne quant à lui le rouleau horizontal qui n'est pas destiné à être suspendu et peut donc être d'une longueur variable, parfois considérable.

Durant l'époque d'Edo, on appelait également kakemono-e les kakemono créés par les artistes de l’ukiyo-e. De plus, une paire de kakemono est appelée sōfuku, et un triptyque sampukutsui.

Kama ou Chagama - 釜 — 茶 釜

Terme signifiant pot ou bouilloire en métal (fonte ou cuivre). Les kama sont utilisés pour chauffer l'eau utilisée pour faire le thé. Le kama est soit chauffé sur un brasero portatif (furo), soit dans un foyer encastré dans le sol du salon de thé (ro), selon la saison. Les kama sont souvent ronds ou cylindriques, et ont une patte de chaque côté pour y insérer des poignées de métal appelées kan. Celles-ci sont utilisées pour transporter le kama et/ou l'accrocher sur le ro. Sinon, lors de l'utilisation d'un brasero, un trépied peut être utilisé pour supporter la bouilloire sur la source de chaleur. Il existe également des brasiers dans lesquels le kama est conçu pour être utilisé sans trépied. Le terme spécifique pour un kama utilisé dans la cérémonie du thé japonaise est chagama (茶 釜, "bouilloire à thé").

Kamashiki - 釜

Litérallement "tapis de bouilloire". Lorsque la bouilloire est retirée du brasier ou du foyer encastré pour effectuer la procédure de pose du charbon de bois (sumidemae), la bouilloire (kama) est placée sur un kamashiki. Ils peuvent être faits dans divers matériaux. Ceux réalisés en matériaux tissés sont appelés kumikamashiki (littéralement, kamashiki tissé). Ceux constitués d'un épais papier spécial sont appelés kamikamashiki (papier kamashiki). Ceux réalisés en bambou sont appelés takekamashiki, et utilisés uniquement dans la mizuya.

Kan - 鐶

Utilisés pour soulever et déplacer le kama du ro ou du furo, les kan sont faits de fer ou de cuivre. Ces anneaux sont amenés dans la pièce lors de l'exécution de sumidemae. Ils sont soit accrochés au bout des hibashi, ou sur la poignée du récipient contenant le charbon de bois (sumitori). Une bonne coordination est nécessaire pour synchroniser les mouvements des mains gauche et droite afin de passer les anneaux au travers des minuscules trous du kama et les tourner dans le sens des aiguilles d'une montre.

Karamono - 唐物

Littéralement "point Tang". Terme utilisé pour désigner les objets de thé de qualité raffinée, principalement des céramiques, produites en Chine notamment au cours de la dynastie des Song, des Yuan, et des Ming. Lorsqu'ils ont été importés au Japon, ils ont été sélectionnés pour leur excellence et sont très appréciés au Japon depuis. On retrouve notamment, les styles Tenmoku, Haikatsugi, Yohen ,Kensan, Seiji (céladon), Hakuji (blanc de Chine) et Sometsuki (porcelaine bleue et blanche)...

Kashi - 菓子

Gâteaux servis avant de boire le thé. Les gâteaux traditionnels tels que l'omogashi et le higashi sont toujours servis avant que le thé soit offert aux invités. Avant de boire un koicha (thé fort), un omogashi (gâteaux moelleux à base de gelée et/ou de pâte de haricot rouge (Anko)) est proposé. Un higashi est généralement servis avant de boire un usucha (thé léger). Le mot kashi est souvent précédé par le "O" honorifique, et se prononce alors "Okashi". L'invité doit attendre avant de manger le kashi jusqu'à ce que le teishu ait réchauffé le chawan et ait rejeté l'eau dans le kensui.

Keiko - 稽古

Littéralement "pratiquer la cérémonie du thé avec un enseignant". Keiko est le mot utilisé pour désigner la pratique, l'étude et la formation. Dans le thé, il se réfère aux leçons régulières que la plupart des élèves prennent avec un enseignant. Il est souvent pécédé par le "O" honorifique, et se prononce alors Okeiko.

Kensui - 建 水

Récipient pour l'eau usée utilisé par l'hôte. Il est habituellement en métal ou en céramique, bien qu'il y en ait en bois cintré laqué. Il est gardé le plus possible hors de la vue des invités, étant le dernier objet apporté dans le salon de thé, et le premier élément enlevé. Alors que le kensui est un élément nécessaire pour la cérémonie du thé, et fait partie des outils que l'hôte sélectionne spécialement pour l'occasion, il ne fait pas partie des objets "phares" que les invités sont censés particulièrement remarquer.

Kichizaemon Raku - 吉左衛門楽

Né en 1949 à Kyoto. Descendant à la XIe génération de la famille de potiers Raku (plus précisément, XIVe du nom Kichizaemon après le fondateur Chôjirô). Directeur et président du conseil d’administration du Raku Museum de Kyoto. Titulaire d’un diplôme du département de sculpture de l’Université des arts de Tokyo, obtenu en 1973. A ensuite étudié pendant deux ans à l’Academia delle Belle Arti de Rome. En 1981, il est devenu l’héritier en titre de la famille Raku, sous le nom de Raku Kichizaemon XV. Lauréat de nombreux prix dont la médaille d’or de l’Association de la céramique japonaise (Nihon tôji kyôkai, 1991). Chevalier de l’Ordre des arts et des lettres français (2000). En 2007, il a conçu une salle d’exposition et un pavillon de thé pour le Sagawa Museum à Moriyama, dans la préfecture de Shiga. Auteur de nombreux ouvrages dont Chawan ya (éd. Tankôsha, 2011), Raku : A Legacy of Japanese Tea Ceramics (écrit en collaboration avec son fils Raku Atsundo, éd. Seigensha, 2015) et Raku Kichizaemon (Raku Museum, 1994).

Kimono - 着物

Littéralement "chose que l'on porte sur soi", vêtement traditionnel japonais. Il est souvent confondu, à tort, avec les vêtements d'entraînement des arts martiaux (keikogi, en particulier judogi ou karategi). Avant l'introduction des vêtements occidentaux au Japon, le terme "kimono" désignait tous les types de vêtements ; de nos jours, il se réfère à la robe traditionnelle japonaise, en forme de T, portée essentiellement pour les grandes occasions. Le kimono se nomme aussi gofuku (呉服, littéralement le vêtement des Wu). Les premiers kimonos ont été largement influencés par les vêtements traditionnels des Hans, connus aujourd'hui sous le nom de hanfu (漢服, kanfuku, littéralement, vêtement des Hans). L'établissement d'ambassades en Chine a favorisé l'adoption par le Japon de nombreuses traditions chinoises depuis le début du Ve siècle. Le kimono peut se décliner, selon ses composants :

le katabira, en fibre de raphia, non doublé, pour l'été,

le hitoe, en soie, non doublé, pour l'été,

l'uchikake, en soie, doublé et matelassé, sans ceinture, pour l'hiver.

Alors que le kimono devait être utilisé de manière obligatoire par tous les participants du chanoyu, ce n'est plus le cas actuellement. Mais lors des occasions formelles, il est d'usage que la plupart des invités portent un kimono. Les pratiquants possèdent au moins un kimono qui leur est propre et qu’ils portent lorsqu’ils reçoivent ou qu’ils participent à une invitation. Le kimono est l'habit obligatoire pour les étudiants du chanoyu, mais de moins en moins de professeurs insistent sur ce fait. Il est de plus en plus commun pour les étudiants de porter des habits occidentaux lorsqu'ils assistent à leur cours. En effet, il est difficile de posséder plus d’un ou deux kimonos, du fait de leur coût, et il est important de les garder dans de bonnes conditions. Cependant, la plupart des étudiants pratiqueront en kimono au moins quelquefois. Il est essentiel d’apprendre les mouvements prescrits proprement.

Nombre des mouvements et des composants de la cérémonie du thé ont évolué avec le port du kimono. Par exemple, certains mouvements étaient désignés avec des kimonos à longues " manches " ; certains mouvements demandaient de déplacer les manches hors du chemin ou permettaient d'éviter de les salir lorsqu’on préparait le thé, lorsqu’on le servait ou lorsqu’on le buvait. D’autres mouvements étaient autorisés pour redresser le kimono et le hakama.

Kaishi, fukusa et kobukusa sont rangés dans la poche de poitrine du kimono — toutefois, le fukusa est rangé dans l'obi de l'hôte, accroché par en bas pour les hommes et par en haut pour les femmes (Urasenke). Lorsque quelqu’un porte des vêtements occidentaux, il doit trouver d’autres endroits pour garder ces objets sur lui. Les manches des kimonos fonctionnent comme des poches et le kaishi utilisé est rangé dans celles-ci.

Pour la cérémonie du thé, les hommes portent habituellement une combinaison entre un kimono et un hakama, mais certains hommes portent uniquement un kimono. Porter un hakama n’est pas essentiel pour les hommes, mais cela leur donne une allure plus formelle. Les femmes portent des styles variés de kimonos qui dépendent de la saison et des événements. Les femmes ne portent en général pas de hakama durant la cérémonie du thé. Des kimono doublés sont portés par les hommes et les femmes durant les mois d’hiver et des kimonos non doublés sont utilisés pendant l’été. Pour des occasions formelles, les hommes portent des kimonos de type montsuki souvent avec un hakama rayé. Les hommes et les femmes portent des tabi blanches.

Kintsugi - 金継ぎ

Littéralement " jointure en or ") aussi appelé kintsukuroi (金繕い, " réparation en or ") est une méthode japonaise de réparation des porcelaines ou céramiques brisées au moyen de laque saupoudrée de poudre d'or. Le kintsugi serait apparu lorsque, à la fin du XVe siècle, le shogun Ashikaga Yoshimasa a renvoyé en Chine un bol de thé chinois endommagé pour le faire réparer. Le bol étant revenu réparé avec de vilaines agrafes métalliques, les artisans japonais auraient cherché un moyen de réparation plus esthétique. Cela relève d'une philosophie qui prend en compte le passé de l'objet, son histoire et donc les accidents éventuels qu'il a pu connaitre. La casse d'une céramique ne signifie plus sa fin ou sa mise au rebut, mais un renouveau, le début d'un autre cycle et une continuité dans son utilisation. Il ne s'agit donc pas de cacher les réparations, mais de mettre celles-ci en avant.

Les collectionneurs se sont épris de cet art nouveau au point que certains ont été accusés d'avoir délibérément cassé de précieuses poteries afin qu'elles puissent être réparées avec les coutures d'or du kintsugi. Le kintsugi est étroitement associé aux ustensiles en céramique employés pour la cérémonie japonaise du thé. La technique utilisée pour la réparation à la laque d'or fait partie des techniques du maki-e utilisées traditionnellement par les artisans laqueurs japonais. La seule limitation technique devient donc celle de l'habileté du restaurateur, qui pourra insérer des motifs.

Cette technique de réparation de la céramique ne se limite pas à l'utilisation de l'or et peut aussi se faire sur d'autres modes. Ainsi, lorsque de l'argent est utilisé à la place de l'or, la technique prend le nom de gintsugi3 ou le nom d'urushi tsugi lorsque de la simple laque est utilisée sans additif métallique.

Kōgō - 香合

Boîte à encens utilisée au Japon lors de la cérémonie du thé. Ces petits contenants de formes variées, le plus souvent en terre cuite émaillée, en bois laqué, en porcelaine blanche à décor coloré, ou bien en coquilles de palourdes ont été fabriqués dans tout le Japon à partir des années 1600. D'un diamètre moyen de 6 cm, les kōgō représentent souvent des animaux, des plantes ou des figures humaines. On y conserve l'encens qui est brûlé sur le charbon durant la cérémonie du thé.

L'encens utilisé avec le foyer encastré est appelé nerikō, et contenu dans un kōgō en céramique. Celui utilisé avec le braséro portatif est appelé kōboku (copeaux de bois), et contenu dans un kōgō en laque ou en bois brut.

Koicha - 濃茶

Thé épais qui se prépare avec une plus grande quantité de matcha, en doublant la dose de poudre et en divisant par deux la dose d'eau, avec 3.75 g (3 cuillerées chashaku pour 40 ml d'eau chaude - la préparation dans un bol pouvant monter jusqu'à 18 cuillerées chashaku dans 180 ml d'eau). Comme cette mixture est plus épaisse (de la consistance d'un miel liquide), on la mélange d'un geste plus lent, qui ne produit pas de mousse. Le koicha produit un thé plus doux.

Kōraimono - 高麗物

Se réfère généralement à des styles de chawan originaires de Corée. Les chawan coréens sont d'abord des bols de thé adaptés pour le thé japonnais, un peu comme les bouteilles d'huile chinoises sont devenus des chaki. Les bols coréens étaient appréciés de Sen no Rikyū en raison de leur rude simplicité. On retrouve notamment les styles Iji, Mishima, Kaki-no-heta, Kinsan, Ido, Gōki, Goshō Maru, Totoya, Katade Komogai...

Kou - 香

Encens. Au cours de la cérémonie du thé, deux types d'encens sont utilisés. Durant la saison chaude, lorsque le furo est utilisé, du bois aromatique de kouboku est brûlé. Durant la saison froide, lorsque le ro est utilisé, de petite boule de neriko (encens compressé) sont brûlées. Il y a en général trois morceaux d'encens dans le kōgō. La première est placée près du feu, la deuxième est placée un peu plus loin afin de brûler après que le thé ait été bu et la troisième est laissée dans le kōgō pour que les invités puisse l'apprécier pendant le haiken (le moment où les invités regardent les objets après la cérémonie).

Kuromoji - 黒文字

Bâtonnet en bois naturel (ou en métal) utilisé pour transférer le gâteau (wagashi) du plateau sur son kaishi. Une fois que le wagashi est placé sur le papier, le kuromoji est essuyé avec le coin supérieur droit du kaishi, dans un geste de propreté.

Le second invité (jikyaku) utilisera le même kuromoji et le troisième invité (teishi) aussi, si il est manipulé de manière hygiénique.

Lors du séchage, le kuromoji peut se déformer. Il est recommandé de le laisser tremper dans l'eau et le plier doucement pour lui redonner sa forme.

Kusenaoshi - 筅直し

Support servant à poser le chasen mais aussi permettant de conserver la forme de ses brins.

L

M

Machiai ou Koshikake machiai - 待合—腰掛待合

Structure légère couverte, fermée plus ou moins complètement sur 3 côtés, et comportant un banc sur lequel les invités d'un chanoyu ou d'un chakai (rencontre moins formelle) viennent s'assoir afin de prendre le temps de rentrer "dans l'esprit du thé". On peut trouver deux koshikake machiai dans un même jardin : un premier dès l'entrée du sotoroji (sotokoshikake 外腰掛), le second juste après le chûmon , côté uchiroji (uchikoshikake 内腰掛). Mais majoritairement, on en trouve qu'un seul situé dans le sotoroji. La place la plus à droite lorsque l'on est assis sur le banc, est la place de l'invité d'honneur. A ses pieds se trouve généralement une grosse pierre plate (kijinseki ou kininishi 貴人石) permettant de ne pas salir ses pieds et le bas de son vêtement. Sur sa gauche se placeront les 3 autres invités (4 étant le nombre maximal selon Sen no Rikyū) qui auront à disposition 3 pierres plus petites (jikyakuseki 次客石) pour positionnner leurs pieds.

Maekawarake - 前土器

Pièce en forme de demi-lune posée à l'entrée du furo. Généralement en céramique blanche.

Maki-e - 蒔 絵

Littéralement "image saupoudrée". Technique de la laque japonaise parsemée de poudre d'or ou d'argent comme décoration en utilisant un makizutsu ou un pinceau de kebo. La technique a été développée principalement à l'époque Heian (794-1185) et a fleuri à l'époque Edo (1603-1868). Les objets décorés selon le maki-e ont été initialement conçus comme objets ménagers pour les nobles de la cour, mais ils ont rapidement gagné en popularité et ont été adoptés par les familles royales et les chefs militaires comme un symbole de pouvoir.

Pour créer différentes couleurs et textures, les artistes maki-e utilisent une variété de poudres métalliques, y compris l'or, l'argent, le cuivre, le laiton, le plomb, l'aluminium, le platine et l'étain, ainsi que leurs alliages. Des tubes en bambou et des brosses souples de différentes tailles sont utilisés pour la pose de poudres et le traçage des lignes fines. Comme il faut de l'artisanat hautement qualifié pour produire une peinture maki-e, les jeunes artistes passent généralement de nombreuses années à s'entraîner pour développer leurs compétences et devenir des maîtres maki-e. Kōami Dōchō (1410-1478) fut le premier maître de laque lié à des œuvres spécifiques. Son travail de maki-e a utilisé des dessins de divers peintres contemporains japonais. Kōami et un autre maître maki-e, Igarashi Shinsai, ont été les initiateurs des deux principales écoles de laque dans l'histoire du Japon .

Le takamakie (ou "maki-e surélevé") est l'une des trois principales techniques de maki-e. Développée à l' époque de Muromachi (1336-1573), la technique du takamakie consiste à construire des motifs au-dessus de la surface à l'aide d'un mélange de poudre de métal, de laque et de charbon ou de poussière d'argile.

Un autre type spécial de maki-e est le togidashi maki-e, où une laque noire sans huile est appliquée sur la décoration en métal en tant que couche supplémentaire.

Matcha - 抹茶

Le matcha (抹茶), est une poudre très fine de thé vert moulu, qui a été broyée entre deux meules en pierre. Il est utilisé pour la cérémonie du thé japonaise et comme colorant ou arôme naturel avec des aliments tels que le mochi, les soba, la crème glacée au thé vert et une variété de wagashi (和菓子, des pâtisseries japonaises). La région la plus réputée pour son matcha est Nishio, dans la préfecture d'Aichi ; le matcha de Nishio est appelé Nishiocha.

Le matcha est généralement assez cher comparé à d'autres formes de thé, bien que son prix dépende de sa qualité. Il peut être difficile à trouver hors du Japon, comme peuvent l'être les instruments utilisés traditionnellement pour le préparer et le consommer.

Il semblerait que le thé en poudre fut inventé en Chine durant la dynastie Song (960-1279). La préparation et la consommation de ce thé devint un rituel sous l'influence des bouddhistes Chan, qui le buvaient dans un bol commun en guise de sacrement.

Le bouddhisme Chan (aussi connu sous le nom japonais de zen), et avec lui le thé en poudre, fut importé au Japon en 1191 par le moine Eisai. Le thé en poudre fut par la suite oublié en Chine, tandis qu'il devint populaire au Japon. Au XVIe siècle, le maître de thé Sen no Rikyū formula les principes du chanoyu, la cérémonie du thé japonaise, et indiqua que le matcha était le thé à utiliser dans ce contexte.

Mizusashi - 水指

S

ert à contenir de l’eau fraîche qui permettra de refroidir l’eau placée dans la bouilloire en fonte de fer et qui mettra celle-ci à une température adéquate à la poudre de thé.

Sert à contenir de l’eau fraîche qui permettra de refroidir l’eau placée dans la bouilloire en fonte de fer et qui mettra celle-ci à une température adéquate à la poudre de thé.

Les premiers récipients utilisés au Japon aux XVe et XVIe siècles, provenant des fours de Bizen et de Shigaraki, sont en grès et possèdent des formes robustes, jouant sur les effets de cuisson. Au début du XVIIe siècle, des récipients à eau froide sont réalisés en porcelaine, souvent peints de motifs en bleu de cobalt sous couverte.

Les mizusashi sont généralement munis de couvercles, avec ou sans poignée, de la même matière que le corps ou en bois laqué sur les deux faces, dans toute la diversité de couleurs possible, même si le noir est majoritairement utilisé. Il est posé à côté du maître de thé sur un petit support (futa-oki) afin d’éviter tout contact direct avec la natte de paille.

Les mizusashi sont majoritairement en céramique, grès ou porcelaine, mais il en existe toutefois en bois brut et en bois laqué, qui prennent généralement alors la forme d'un baquet  ou d'un seau, là encore avec ou sans couvercle.

Mizustugi -

Pichet à couvercle servant à remplir le récipient d'eau douce (mizusashi)  à la fin de certaines cérémonies. Il peut être en métal, en céramique ou en bois. Il en existe deux types principaux : katakuchi et yakan . Le katakuchi est cylindrique, a un bec et une poignée et un couvercle ajusté. Il peut être en bois cintré, en bois laqué ou en céramique. Le Yakan est en métal.

Mizuya - 水屋

Littéralement " pièce à eau " ou pièce d'eau est une zone de préparation dans le chashitsu. La surface utilisée pour la préparation durant les cérémonies à l'extérieur se nomment aussi mizuya. La première mizuya fut créé au XVe siècle par le maître du thé Sen no Rikyū.

N

Nagaita - 長 板

Planche de bois, généralement laquée, sur laquelle les principaux instruments à thé peuvent être exposés dans le salon de thé. Sa taille dérive de celle de la planche inférieure d'un daisu.

Nakadachi - 仲 立

Courte pause entre le kaiseki et le service du koicha. Lors d'une cérémonie de thé complète (chaji), les invités sont appelés à attendre dehors dans le machiai avant que le koicha et l'usucha ne soient servis. Pendant le nakadachi, le teishu nettoie la pièce, change ou supprime l'arrangement des fleurs du chabana et change le kakejiku .

Natsume -

L

e natsume, en référence à la jujube, fruit peu consommé au Japon, dont il en a l'aspect, est une petite boite à thé en bois ou en bambou, finement tourné ou taillé, généralement laqué de noir ou de rouge.

Si les dessins appliqués peuvent être plus ou moins complexes et recourir à l'incrustation de nacre ou de poudre d'or et autres métaux précieux, il peut tout aussi bien être gardé à l'état brut.

L'emploi de l'objet est des plus simple, grâce à sa large ouverture, plus pratique d'emploi pour l'extraction du matcha que les chaire. Il sert seulement à contenir le thé en poudre au moment de la cérémonie.

Le natsume est utilisé pour les cérémonies les plus simples.

Il existe une classification des natsume avec des noms correspondant aux formes et aux tailles. Le type basique est appelé Rikyū-gata et existe en trois tailles : grande (ō-natsume), moyenne (chū-natsume), et petite ( ko-natsume).

Neriko - 練香

Traditionnellement utilisée pour la cérémonie du thé, cette forme ancienne d'encens est mélangée, pétrie et enfouie sous terre dans des jarres en terre cuite, et laissée mûrir pendant trois à cinq ans. Ces "boules" d'encens, faites de bois, d'épices et d'herbes mélangées avec du miel et des abricots ou des prunes, se caractérisent par un parfum doux et crémeux. Ils ne sont pas enflammés par la flamme, mais chauffés à l'aide du charbon de bois ou d'un appareil de chauffage à copeaux de bois compact.

Neriko - 練香

Traditionnellement utilisée pour la cérémonie du thé, cette forme ancienne d'encens est mélangée, pétrie et enfouie sous terre dans des jarres en terre cuite, et laissée mûrir pendant trois à cinq ans. Ces "boules" d'encens, faites de bois, d'épices et d'herbes mélangées avec du miel et des abricots ou des prunes, se caractérisent par un parfum doux et crémeux. Ils ne sont pas enflammés par la flamme, mais chauffés à l'aide du charbon de bois ou d'un appareil de chauffage à copeaux de bois compact.

O

Okiro - 耳炉

Ro portable qui est placé sur le sol et est utilisé dans des circonstances où la salle ne dispose pas d'un ro.

Omogashi - 主菓子

Type de confiserie japonaise incluant des gâteaux comme les manju et les dango. Ils sont servis lors des cérémonies de thé où un koicha est préparé.

Omotesenke - 表千家

C'est une des écoles de la cérémonie du thé japonaise. Avec l'Urasenke et la Mushakōjisenke, l'Omotesenke est une des trois lignées de la famille Sen descendante de Sen Rikyū, toutes trois collectivement appelées san-Senke ou " Trois maisons/familles Sen " (三千家). Le chef ou iemoto de cette lignée porte le nom héréditaire de Sōsa.

La maison Omotesenke, connue sous le nom de sa chambre de thé, la Fushin-an (不審庵), est celle que le fils adoptif de Sen Rikyū, Sen Shōan, réétabli à Kyoto après la mort de Rikyū. Elle est située dans la rue Ogawa dans le quartier Kamigyō-ku. Le fils de Shōan, Sōtan, lui succède comme héritier de la famille et maître de la maison. L'héritier suivant est le troisième fils de Sōtan, Kōshin Sōsa, compté comme la quatrième génération de la lignée familiale Omotesenke. Sōtan, qui s'était retiré et avait déjà transmis le contrôle de la famille à Kōshin Sōsa, établi ses quartiers de retraite sur une propriété adjacente au nord, construisant une petite chambre de thé, la Konnichi-an (今日庵). Finalement, le plus jeune fils de Sōtan, Sensō Sōshitsu, hérite d'une partie de la maison qui est connue aujourd'hui sous le nom d'Urasenke.

Il y a de petites différences stylistiques entre les différentes écoles de la cérémonie du thé japonaise. Par exemple, l'école Omotesenke remue moins le thé que l'école Urasenke pour faire moins de mousse. La maison Fushin-an, où la 3e génération, Sōtan, vit jusqu'à son retrait, est le siège de l'Omotesenke.

Osenko - お線香

Encens.

P

Q

R

Raku -

Abréviation du terme japonais raku-yaki 楽焼 (raku-yaki, lit. " cuisson confortable "). Il est le résultat d'une technique d'émaillage développée dans le Japon du XVIe siècle et est lié essentiellement à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé. On utilise un grès chamotté plus solide car les pièces doivent résister à de forts écarts de température. Cf. Historique/Raku.

Ro - 炉

Foyer construit dans le plancher de la pièce de thé, utilisé pendant la saison froide pour chauffer la bouilloire (kama) en vue de préparer le thé. Le cadre qui entoure le haut du foyer est appelé robuchi (炉縁, "cadre de ro"), et est généralement en bois laqué. Pendant la saison où le ro n'est pas utilisé, le cadre est retiré et le ro est recouvert d'un tatami spécial, qui le rend invisible.

S

Sadō - 茶道

Autre terme pour désigner la cérémonie du thé. Cf. Chanoyu (茶湯).

Sake -

Boisson alcoolisée japonaise à base de riz. Il s'agit d'un alcool de riz, produit comme la bière par fermentation répétée, titrant de 14 à 17°. En japonais, bien que ce même terme sake (酒) ou o-sake (お酒, prononciation kun'yomi, le " o " marquant le respect, voir Keigo) désigne cette boisson, son sens peut s'étendre selon le contexte à toute boisson alcoolisée, aussi les Japonais utilisent-ils plutôt le terme nihonshu (日本酒, littéralement " alcool japonais "), pour être plus spécifique.

Par extension ce terme peut être employé pour désigner le " vin de riz " (米酒, mijiu, " vin de riz ") ou " vin de céréale " (黄酒, huangjiu, " alcool jaune ") chinois, qui comme lui, est fabriqué à partir de céréales cuites à la vapeur, inoculées par un activateur amylo-fermentaire nommé "qu" en chinois et kōji (麹, simplifié 曲) en japonais.

Seiza - 正座

Littéralement, " s'asseoir correctement "). Terme désignant la façon traditionnelle compassée de s’asseoir au Japon. Pour s’asseoir en style seiza, la personne doit premièrement s’agenouiller sur le sol en pliant ses jambes en dessous de ses cuisses, tout en reposant les fesses sur les talons. Les chevilles sont tournées vers l’extérieur du corps au fur et à mesure que le dessus des pieds descend afin que, dans une forme légèrement en " V ", le dessus des pieds soit à plat sur le sol et que les gros orteils se chevauchent, puis que les fesses soient finalement descendues jusqu’en bas. Selon les circonstances, les mains sont pliées modestement sur les genoux, placées sur le haut des cuisses avec les paumes vers le bas et les doigts fermés ensemble ou encore posées sur le sol à côté des hanches avec les poings fermés et les jointures touchant au plancher. Le dos est gardé droit, mais détendu de façon naturelle. Traditionnellement, les femmes s’asseyaient avec les genoux collés alors que les hommes les gardaient légèrement séparés. Certains arts martiaux, notamment le kendo et l’iaidō, peuvent prescrire jusqu’à deux largeurs de poings de distance entre les genoux. Cette largeur de 2 poings correspond à l'écartement qui contraint le moins les ligaments des genoux.

Entrer et sortir du seiza est exécuté avec concentration. Il y a des méthodes traditionnelles codifiées d’entrée et de sortie de la position assise, selon l’occasion et le type de vêtement portés.

Sen no Rikyū - 千利休

Egalement connu sous le nom de Sōeki ; province du Kansai, 1522–id. 21 avril 1591, est un maître de thé japonais de l'école wabi (侘び). Prénommé Yoshirō dans son enfance, fils d'un commerçant devenu samouraï sous le nom de Sen Yohyōei, il devint moine au temple Daitoku-ji et spécialiste du chanoyu, la cérémonie du thé japonaise.

Rapidement, il est l'une des figures marquantes du style wabi (" simple et sain "). À l'âge de 58 ans, il entre au service du taikō (premier conseiller de l'empereur), Nobunaga Oda, comme maître de thé, et développe le style de poterie "Raku" par Chōjiro. Il sert ensuite son successeur, Hideyoshi Toyotomi.

En 1591, Hideyoshi ordonne à Rikyū de se suicider. Les raisons demeurent mystérieuses. Trois hypothèses principales ont circulé. Il aurait fait preuve d'avidité dans le commerce des ustensiles de thé. Il aurait été dénoncé comme comploteur contre le taikō. Mais, plus probablement, il aurait maladroitement laissé ses disciples (ou des ennemis) lui ériger une statue que ces derniers auraient placée parmi les statues de rakan qui ornaient la porte de type Sanmon du temple Daitokuji ou Nanzen-ji. Ces statues se trouvent en général au deuxième étage d'une telle porte. Si bien qu'en passant sous cette ouverture, Hideyoshi passait en même temps sous la statue de Rikyū - ce qui le mettait en position d'infériorité. Lorsqu'il aurait appris la nouvelle, il aurait donc été contraint, à son corps défendant, de demander à son maître de thé de se suicider.

Sen no Rikyū se suicida au Jurakudai ou au Daitokuji, et la statue qui lui avait valu la mort fut décapitée (elle fut longtemps exposée dans le Tattchū Ōbai du Daitokuji).

Un de ses premiers élèves, Yamanoue Sōji, est l'auteur du Yamanoue Soji-ki, un ouvrage historique sur l'art du thé compilant l'enseignement de Rikyū.

Yasushi Inoue fait de Sen no Rikyū un des personnages principaux de son roman Le Maître de thé (1981). le personnage principal, le moine Honkakubō, disciple de Rikyū, tente de percer les secrets du suicide de son maître.

Sensu - 扇子

Petit éventail pliant, appelé aussi ōgi (扇). Les invités de la cérémonie du thé sont invités à apporter avec eux un sensu en signe de respect. Il n'est pas ouvert et utilisé pour s'éventer. L'éventail, lorsqu'il est fermé, est placé devant les invités lorsqu'ils exécutent les saluts formels, ou lors des expressions de respect, de remerciements, d'excuses... Pendant la majeure partie de la cérémonie, lorsque les invités sont assis sur le tatami, le sensu est placé derrière eux en cas de besoin immédiat. Les dimensions approximative pour les sensu masculin sont de 18cm, et de 15cm pour les sensu féminin. Lorsqu'il n'est pas utilisé, le sensu est rangé dans la ceinture du kimono (obi).

Shifuku - 仕覆

Petit sac en soie fermé par un cordon servant à protéger certains objets de la cérémonie du thé. Ils sont réalisés sur mesure, en fonction de la forme de chaque objet. Les chaire ont au moins un shifuku, mais peuvent en avoir jusqu'à trois en fonction de leur âge et de leur valeur. Au cours de certaines chabako et temae, le chawan et le chashaku peuvent aussi avoir un shifuku.

Shikiita - 敷 板

Terme utilisé pour désigner les différents types de planches sur lesquelles le (furo) peut être disposé dans le chashitsu. Elles sont classées en fonction de leur forme : grande, demi-taille, petite ou ronde. Elles sont en bois, peuvent être laquée et/ou décorée de diverses autres manières. Il existe des règles pour utiliser le bon type de shikiita en fonction de celui du furo..

Shikishi - 色紙

Shimeshibai - 湿灰

Cf. Hai.

Shōkyaku - 正客

Invité principal, ou premier invité.

Sumi -

Charbon utilisé dans le chanoyu fabriqué à partir d'une variété de châtaignier appelé kunugi, obtenu par de longues heures de combustion lente dans un four. Les longs morceaux de charbon sont ensuite coupés en des longueurs spécifiques en fonction de leur usage. Celles-ci varient selon que le charbon de bois sera utilisé dans un furo  ou dans un ro.

En outre, un type unique de charbon de bois appelé eda-zumi (炭; lit., "branche fusain") est utilisé pour le chanoyu, en raison de son effet artistique. Il est produit en carbonisant des brindilles d'azalée, de camélia ou une variété de chêne, puis en les enrobant d'une substance calcaire faite de coquillages en poudre.

Sumi demae - 炭手前

Préparation consistant à disposer le charbon dans le foyer encastré (ro, hiver), ou dans le brasier portatif (furo, l'été). Il y a deux temae au cours d'un chaji (réunion de thé), le premier, shozumi (初炭), avant ou après le repas, le second, gozumi (後炭) ayant lieu entre le thé fort et le thé léger. Diverses raisons rendent impossible cette dernière préparation - dans ce cas, le déroulement du service de l’usucha s'en trouve modifié et fait l'objet d'un temae particulier : tsuzuki usucha (続薄茶).

T

Tana -

Littéralement "étagère", est un terme générique désignant divers types de rayonnages utilisés dans les cérémonies du thé et placés sur le tatami de l'hôte. Chaque type de tana a son propre nom. Les trois catégories de base sont le tana intégré (shitsukedana), le tana suspendu (tsuridana) et les étagères portables (okidana). Ces derniers, sont essentiellement catégorisés comme de grandes unités d'étagère (ōdana) ou de petites unités d'étagère (kodana). Les tana sont faites de différents types de bois, le style le plus formel étant fini avec une laque noire très polie. Certains tana comprennent des tiroirs ou des étagères fermées par des portes coulissantes. Des ustensiles à thé peuvent être placés sur/dans le tana avant le début d'une cérémonie et/ou à la fin. Les tana sont utilisés seulement dans les salles de thé de 4,5 tatamis ou plus.

Tatami -

Littéralement "rempli", "tassé", revêtement de sol traditionnel des washitsu - pièces habitation japonaises - mais aussi des temples, etc. Il consiste en un agencement modulable de nattes rembourrées du même nom. Les dimensions sont standardisées si bien que la surface d'une natte est devenu, au Japon, l'unité de mesure des surfaces, le tatami ou jō (畳).Le tatami serait purement japonais. Le plus ancien tatami existant date du VIIIe siècle et est conservé au Shōsō-in, la maison du Trésor du temple Tōdai-ji à Nara. À l'ère Heian (794-1185), le tatami était utilisé par la noblesse. Du XIIe siècle au XVIe siècle, son utilisation se propage. À partir de l'ère Edo (1603-1868), le tatami est utilisé par la classe populaire urbaine, et après l'ère Meiji (1868-1912) par le monde rural.

Les tatamis sont traditionnellement fabriqués avec des couches de paille de riz superposées et entrecroisées puis compressées constituant le matelas, appelées tatami-doko, et recouverts d'une natte de paille tissée en Juncus effusus ("Jonc épars" ou Igusa) de grande qualité, appelée tatami-omote. L'odeur relativement forte du tatamis neuf (la paille est alors verte) s'atténue par la suite. Les bords longitudinaux sont cachés par un ourlet participant à l'esthétique de l'ensemble, appelé tatami-heri. Leur poids varie entre 25 et 30 kg. Leur épaisseur est d'environ 5 cm.

Les dimensions traditionnelles du tatami sont 91 × 182 cm soit 1,6562 m2, mais ces dimensions, si elles conservent toujours le rapport 1:2, peuvent varier quelque peu suivant la région du Japon : ainsi, à Tōkyō, leur dimension est de 88 × 176 cm. Ces dimensions fixes en font une unité de mesure pour les pièces, appelée alors jō (帖) mais à notre époque, on mesure plutôt les pièces en unité de deux tatamis c'est-à-dire un tsubo (坪). De ce fait la largeur du tatami devient le module de référence dans la construction de l'habitat traditionnel : les pièces, mais aussi les portes, les fenêtres, les volets, sont dimensionnés dans cette unité.

Teaburi - 手焙り

Chauffe-main. De taille relativement grand, il peut être fait de différent matériaux tels que le métal, la céramique ou bien une combinaison des deux.

Teishu - 亭主

Littéralement, "maître du pavillon". Désigne l'hôte qui reçoit les invités pour la cérémonie, aussi bien que l'enseignant.

Tetsubin - 鉄瓶

Bouilloire en fonte avec un bec, un couvercle et une poignée qui traverse sur le dessus, utilisé pour faire bouillir et verser l'eau chaude, afin de préparer le thé. Traditionnellement chauffé sur un feu de charbon de bois. Dans l'art japonais du chanoyu, le brasero utilisé est le binkake. Les tetsubin sont souvent minutieusement décoré de motifs divers sur l'extérieur. Ils varient en taille et beaucoup ont des formes inhabituelles, les rendant attractifs auprès des collectionneurs. Un petit tetsubin peut contenir autour de 0.5 litre d'eau, les plus grands pouvant aller jusqu'à 5 litres. Ils peuvent être de différents couleurs.

L'origine historique du tetsubin n'est pas certaine. Au moins une source sûre statuerait sur son développement à partir d'une théière appelée tedorigama, utilisée dans la cérémonie du thé durant la période où vécu Sen no Rikyū.

Tokobashira - 床柱

Le tokobashira est un poteau en bois installé dans les intérieurs japonais pour délimiter l'espace de vie (dont le sol est composé de tatami) du tokonoma (alcove réservée à la décoration japonaise). Aussi appelé nihonbashira (二 本 柱), car à l'origine les deux piliers à gauche et à droite du tokonoma, étaient considérés comme des piliers centraux. Le pilier le plus proche du centre du chashitsu, et le second des deux piliers dictent la largeur de l'alcôve.

Dans les pavillons de thé de style shoin formel (shoin-zukuri), le tokobashira est chanfreiné. Il est fait de cyprès ou de bois plus rares. Dans les pavillons semi-formel de type rustique, le pin, l'érable, le mûrier, le bois de santal et l'ébène sont employés. Dans les salles de cérémonie du thé les plus simples et sans prétention, on utilise des bûches polies de cèdre japonais, de châtaignier, de bambou et d'autres essences inhabituelles.

Tokonoma - 床の間

Petite alcôve au plancher surélevé en tatami, où l'on expose des calligraphies, des estampes sous différents formats, des plantes (ikebana, bonsaï, kusamono), des objets d'art ou autres okimono (statuettes ornementales). C'est un élément essentiel de la décoration traditionnelle de l'intérieur japonais (washitsu).

Les tokonoma apparurent à la fin de l'ère Muromachi (vers le XVIe siècle), dans les maisons de style shoin et furent tout d'abord conçus pour les maisons de thé (chashitsu). À partir du XVIIe siècle, ils commencèrent à intégrer les palais puis furent finalement également adoptés par les gens du commun.

Dans son Éloge de l'ombre, l'écrivain Jun'ichirō Tanizaki voit dans le tokonoma la quintessence du clair-obscur typique de l'esthétique japonaise.

Tokushu temae - 手前

Variantes de Hira demae. (Cf. Hira demae).

Il existe un nombre important de variantes pour Hira demae. Voici une liste non exhaustive des variantes les plus communes. Certaines sont valables pour le thé fort, d'autres pour le thé léger et d'autres encore s'appliquent aux deux.

 

Variantes saisonnières

• Nakaoki est une variante pour le mois de septembre-octobre. Les premiers froid approchant, l'hôte, pour garder la pièce à thé accueillante, approche le brasier des invités. Cette cérémonie se réalise donc avec le furo (foyer portatif) au milieu du tatami (alors qu'en été, il est situé à l'extrême-gauche de façon que sa chaleur n'incommode pas les invités en plein été). On utilise un mizusashi (pot à eau froide normalement situé à droite) de forme cylindrique placé à gauche du tatami. Cette variante est applicable tant pour le thé léger que pour le thé épais/fort.

• Tsutsu jawan est une variante pour le mois de février. Ce dernier étant le mois des grands froids, on utilisera un bol étroit et haut afin de préserver la chaleur du thé. Contrairement à la façon habituelle de procéder, on essuie d'abord les bords, puis le fond du chawan.

Arai chakin est une variante pour le mois de juillet. Ce dernier étant le mois des grandes chaleurs, l'hôte utilisera un bol aux bords très évasés afin d'éviter à l'invité de boire un thé trop chaud. Le chakin sera, avant le début de la cérémonie, posé déplié dans un fond d'eau. Au début de la préparation, l'hôte égoutte, essore, puis plie le chakin, de façon à donner un sentiment de fraîcheur à ses invités.

Habuta mizusashi est une variante pour le mois de juillet, l'hôte utilisera un mizusashi laqué dont le couvercle est fait d'une feuille d'arbre venant d'être cueillie afin de suggérer la fraîcheur aux invités. La feuille est ensuite enlevée et pliée avant d'être déposée dans le récipient à eaux usées.

Ōbuta / Waributa mizusashi sont des variantes pour le mois de juillet. Pour Ōbuta, l'hôte utilisera un mizusashi de grande taille, en cristal ou en céramique, dont le couvercle en laque, trop grand pour être appuyé contre le mizusashi, sera placé contre le paravent. Pour Waributa, le mizusashi est lui aussi de grande taille mais son couvercle est fait de deux demi-lunes de bois laquées, reliées par des charnières. L'une est retournée sur l'autre. Dans ces deux cas, la grande quantité d'eau montrée aux invités, suggère toujours la fraîcheur. Leur taille étant trop importante, on ne transporte pas ces mizusashi — à l'instar de la bouilloire en fonte, ils restent dans la pièce du début à la fin.

Tsuri gama est une bouilloire suspendue par une chaîne au plafond qui s'utilise traditionnellement au mois de mars. De fait, il n'y a besoin d'aucun trépied pour supporter la marmite dans l'âtre.

Sukigi gama est une bouilloire aux bords très larges reposant sur de petits tasseaux de bois blancs, posés sur les bords du ro (foyer d'hiver). Elle s'utilise traditionnellement au mois d'avril afin de cacher la vue du foyer aux invités, les premiers signes de chaleur printanière arrivant. Aucun trépied n'est utilisé.

 

Variantes circonstancielles (thé fort)

Kinindate / Kinin kiyôtsugu sont deux préparations qui permettent de servir le thé à une personne de haut rang (kinin). La première se réalise lorsque celle-ci est seule, la seconde lorsqu'elle est accompagnée de ses gens. Dans les deux cas, cette préparation se réalise dans une grande pièce (hiroma, plus de quatre tatamis et demi) et le bol repose sur un dai (piédestal pour le bol, en bois, non laqué). L'utilisation d'une étagère est obligatoire, et le plateau à sucreries possède un long pied. Il existe des versions de cette préparation pour le thé léger et des versions pour le thé épais.

Kazari mono est un type de préparation permettant de porter l'attention sur un objet en particulier, qui peut avoir été offert par l'invité ou avoir une valeur sentimentale pour l'hôte, en relation avec le moment de l'année. Cela peut être le bol (chawan kazari), le chashaku (chashaku kazari), le chaire (chaire kazari), ou encore un objet utilitaire comme le mizusashi ou la bouilloire (chasen kazari). On placera l'objet en question dans le tokonoma pendant la première partie du chaji (réception avec repas), sauf pour les chasen kazari.

Il existe également un kazari (tsubo kazari) pour le chatsubo (jarre à thé) qui sera placé dans le tokonoma et que l'on ouvrira (car scellé par le fabricant de thé) devant les invités selon une modalité spécifique. L'hôte ira ensuite réduire les feuilles en poudre dans la salle de préparation (mizuya) à l'aide d'une meule traditionnelle en pierre. Il existe aussi le jiku kazari qui permet de porter l'attention sur le rouleau de calligraphie.

Nagao chaire est une préparation avec un chaire possédant un shifuku (petit sac en soie) dont la corde de fermeture est plus longue que la moyenne. Les manipulations par lesquelles on sort le chaire de son shifuku diffèrent donc du thé épais/fort habituel.

Kasane jawan permet de servir du thé épais/fort à plus de cinq personnes en utilisant deux bols, mis l'un dans l'autre au début de la préparation. Le premier est servi en général pour les trois premiers invités, le second pour les invités suivants. Le chawan servant de support au premier est généralement de qualité un peu moindre.

Ôtsubukuro est une préparation où le contenant pour le thé fort n'est pas un chaire de céramique, mais un natsume noir laqué enveloppé d'un tissu de crêpe violet en forme de sac à riz (utilisé initialement dans la ville de Ōtsu, près de Kyoto).

Tsutsumi bukusa est une préparation où l'on utilise également un natsume noir laqué, pour le thé fort, enveloppé, cette fois dans le fukusa de l'hôte.

 

Variantes circonstancielles (thé léger)

Irekodate est une préparation qui s'adresse à des hôtes âgés ou s'étant blessé au pied/à la jambe, et ne pouvant de ce fait pas se lever et s'asseoir trop souvent. Tous les ustensiles sont donc disposés sur une étagère au début de la cérémonie. L'hôte arrive simplement avec le bol placé dans le kensui, ce qui lui permet de ne s'asseoir qu'une fois.

 

Variantes circonstancielles (thé léger et thé épais/fort)

Tsuzukiusucha est une préparation où, pour une raison ou pour une autre, la deuxième préparation de charbon de bois (gozumi) n'est pas réalisée : le thé fort est directement suivi d'un thé léger. Cela permet par exemple de rattraper le retard accumulé au cours du repas afin de répondre aux contraintes temporelles ou, en plein été, d'éviter qu'il ne fasse trop chaud à la fin de l'invitation.

Ryū-reishiki est une préparation inventée par le 11e grand maître de Urasenke (Gengensai) qui se réalise sur une table. Les invités sont assis autour de la même table ou à une table séparée. Ce nom se rapporte à la pratique de la première et de la dernière salutation à l’entrée de la salle du thé. Dans le ryū-rei, il y a habituellement un assistant qui est assis derrière l'hôte et qui déplace le tabouret de l’hôte lorsqu’il se lève ou s'assoit. L'assistant sert également le thé et les friandises aux invités. Les tables les plus utilisées sont ryūreidana (litt. "étagère pour ryû-rei") et tenchaban. La première permet de réaliser uniquement le thé léger et est souvent utilisée lors de démonstration pour un public non aguerri. La seconde permet de réaliser les quatre préparations d'un chaji : shozumi ("premier charbon"), koicha ("thé fort"), gozumi ("deuxième charbon") et usucha ("thé léger"). Cette préparation a été conçue pour initier les Occidentaux à la dégustation du matcha, sans leur imposer la position, inconfortable pour eux, du seiza (assise à genoux sur les talons).

Bon kogō est l'équivalent du kazari pour le charbon. On portera l'attention sur le récipient à encens (kōgō) qui sera disposé exceptionnellement sur un plateau, alors qu'il habituellement disposé dans le panier à charbon pour le sumi demae classique. Le récipient à encens est généralement en céramique l'hiver, en bois laqué l'été.

Sumi shomō est une préparation où l'hôte demande à un invité plus expérimenté dans le sumi demae (mise en place du charbon de bois) de disposer le charbon de bois à sa place. L'été, seul shozumi ("premier charbon") peut être demandé. L'hiver, l'hôte peut demander pour shozumi ou gozumi ("second charbon") — cf. infra.

Hana shomō est une préparation où l'hôte demande à un invité plus expérimenté dans le chabana (arrangement floral pour le thé) de réaliser l'arrangement floral dans le tokonoma. L'invité peut également être celui qui a offert les fleurs ou le vase utilisés.

Gyakugatte est une inversion de la disposition des tatami dans la pièce de thé. Au lieu d'être assis à droite de l'hôte, les invités sont assis à sa gauche. Les quatre temae du chaji y sont réalisables (shozumi, gozumi, usucha, koicha), avec ou sans étagère. Contrairement à ce que l'on pourrait penser, les gestes ne sont pas complètement inversés : certains de ceux qui se font avec la main droite dans le sens habituel se font de la même manière durant le gyakugatte.

Tsukubai - 蹲踞

Littéralement "bassin où l’on se penche". Petit bassin d’ablution que l’on trouve souvent dans les chaniwa (茶庭), les jardins entourant les pavillons de cérémonie de thé. Le bassin sert à se purifier les mains et la bouche avant la cérémonie, conformément à la tradition héritée du shintoïsme. La position basse du bassin oblige les personnes à se baisser en signe d’humilité d’où le nom de "bassin où l’on se penche".

Le tsukubai peut prendre différentes formes, mais correspond généralement à une pierre creusée alimentée en eau par un tube en bambou. Une louche sert aux ablutions.

U

Urasenke - 裏千家

Une des écoles de la cérémonie du thé japonaise. Avec l'Omotesenke et la Mushakōjisenke, l'Urasenke est une des trois lignées de la famille Sen descendante de Sen no Rikyū, toutes trois collectivement appelées san-Senke ou "Trois maisons/familles Sen" (三千家). Le chef ou iemoto de cette lignée porte le nom héréditaire de Sōshitsu.

Ce n'est qu'après l'ère du petit-fils de Sen no Rikyū, Sen Sōtan, que les trois lignées des san-Senke se séparent. Les trois fils de Sōtan héritent chacun du nom de famille Sen, et de la profession d'enseignement de la voie du thé que le fondateur de leur famille, Rikyū, a développé.

La chambre de thé originale de l'Urasenke est construite par Sen Sōtan quand il envisage sa retraite et transmet à son troisième fils la charge de la maison Sen. Il construit sa chambre de thé pour sa retraite, appelée "La hutte de ce jour" (今日庵, Konnichian), à côté de celle de la maison Sen.

Urushi-e - 漆絵

L'urushi-e, sens littéral "images laquées", renvoie à deux types d’œuvres d'art japonais : la peinture avec de la laque véritable, et certains styles d'impression sur bois qui utilisent l'encre ordinaire mais dont on dit qu'ils rappellent l'obscurité et l'épaisseur de la laque noire. L'urushi est la sève du Rhus vernicifluum, dit "arbre à laque", présent en Extrême-Orient et en Asie du Sud-Est. S'écoulant des incisions pratiquées dans l'écorce, la laque brute est un suc visqueux blanc-grisâtre. Ce n'est qu'après une série d'opérations (filtrage, homogénéisation et déshydratation) que celle-ci devient transparente et peut être teintée en noir, rouge, jaune, vert ou brun. Une fois travaillée, elle est séchée dans des conditions très précises : une température entre 25 et 30° C et un taux d'humidité compris entre 75 à 80%. Sa récolte et son traitement extrêmement technique font de l'urushi une matière première très coûteuse.

La technique de l'urushi est utilisée au Japon dès l'époque protohistorique, vers 5 000 avant J.-C., pour protéger et imperméabiliser des outils et ustensiles en bois ou en terre cuite. Toutefois au IXe siècle, on distingue deux usages distincts : d'une part, la laque sert à protéger et décorer des objets d'un autre matériau (bois, métal...) et d'autre part, elle est employée pour créer des objets propres, pourvus d'une fine armature de bois, de tissu ou de cuir. Ces derniers nécessitent plus d'une trentaine d'opérations pour leur fabrication, ainsi qu'une très grande minutie ! De par sa qualité protectrice, l'urushi constitue le revêtement idéal des meubles et de la vaisselle. La laque présente également l'avantage d'isoler de la chaleur et de protéger les aliments. Mais au-delà de cette grande praticité, la laque est un matériau offrant de très nombreuses possibilités décoratives et acquiert dans ce domaine ses lettres de noblesse.

Usucha - 薄茶

Thé léger préparé à partir de 1,75 g (1,5 cuillerée chashaku, environ 1/2 cuillerée (rase) à café) de matcha pour 75 ml d'eau chaude, par portion. Certains amateurs (et les écoles de cérémonie du thé) préfèrent fouetter le mélange pour produire une légère couche de mousse, tandis que d'autres souhaitent qu'il y ait aussi peu d'écume que possible. Le usucha produit un thé léger et un peu plus amer.

V

W

Wabi sabi - 侘寂

Expression japonaise désignant un concept esthétique, ou une disposition spirituelle, dérivé de principes bouddhistes zen, ainsi que du taoïsme. Le wabi-sabi relie deux principes : wabi (solitude, simplicité, mélancolie, nature, tristesse, dissymétrie…) et sabi (l'altération par le temps, la décrépitude des choses vieillissantes, la patine des objets, le goût pour les choses vieillies, pour la salissure, etc.). Le wabi fait référence à la plénitude et la modestie que l'on peut éprouver face aux phénomènes naturels, et le sabi, la sensation face aux choses dans lesquelles on peut déceler le travail du temps ou des hommes1. Le caractère sabi (寂) est ainsi gravé sur la tombe de l'écrivain Junichirō Tanizaki (1886-1965), dans le temple Hōnen-in (dédié au moine Hōnen), à Kyoto.

Une illustration du wabi-sabi : le culte esthétique pour les pierres (jardin sec), ou le travail des bonsaï. Cette éthique apparaît au XIIe siècle ; elle prône le retour à une simplicité, une sobriété paisible pouvant influencer positivement l'existence, où l'on peut reconnaître et ressentir la beauté des choses imparfaites, éphémères et modestes.

Wabi-cha - 侘茶

Style de la cérémonie de thé japonaise particulièrement associé à Sen no Rikyū et Takeno Jōō avant lui. Ce style se caractérise par la simplicité. Son nom entre en usage durant l'époque d'Edo, et était appelé auparavant wabi-suki (侘数寄), suki faisant référence au concept d'"inclination artistique" et wabi signifie littéralement "triste".

Au centre de l'esthétisme de Rikyū se trouve la petite salle de thé de 4,5 tatamis. Rikyū cherchait à apporter une dimension spirituelle à la cérémonie du thé. Une porte d'entrée basse nécessitant de se courber forçait l'humilité. Sa simplification radicale de l'intérieur de la salle de thé, sa réduction de l'espace au strict minimum nécessaire pour une "rencontre", était la façon de faire la plus pratique pour focaliser le thé sur la communion entre invités et hôtes.

Cela se voit dans l'une des maisons de thé de son concept, la Taian (待庵), située au Myōkian-ji à Yamazaki (Kyoto), qui a été désignée par le gouvernement japonais comme trésor national (kokuhō). Elle représente l'apogée de l'esthétisme née de la prise de conscience contemplative de la relation entre les personnes et les choses. Avec Rikyū, le wabi atteint sa signification la plus profonde et paradoxale : un goût purifié des choses matérielles considérées comme un medium pour l'interaction humaine transcendant le matérialisme.

Rikyū commence également à concevoir ses propres accessoires de thé, parfois il les faisait fabriquer par des artisans locaux. Les bols à thé (raku) viennent de Rikyū grâce à l'artisan Raku Chōjirō qui les fabriquait pour lui. Il a même créé ses propres objets pour le thé, comme des pots de fleurs faits en bambou qu'il coupa lui-même.

Wagashi - 和菓子

Pâtisseries traditionnelles, en opposition aux yōgashi (洋菓子), les pâtisseries occidentales. "Wa" (和) voulant dire "japonais", et "kashi" (菓子) "sucrerie", "gâteau" (le "k" est réalisé voisé en "g" dans wagashi).

Les wagashi se consomment souvent en en-cas associés au thé vert et ont toute leur place au cours de la cérémonie du thé. Les ingrédients de base sont le sucre de canne, les haricots azuki ou leur pâte appelée anko (餡子) ou an (餡), et la farine de riz ou de blé, ainsi que le kudzu ou l'agar-agar (寒天) pour les gelées.

Wamono - 和物

Peut se référer à tout ce qui est traditionnellement japonais, ou fabriqué au Japon. Dans le cas des chawan, il se réfère à des styles développés au Japon.

Les Wamono chawan peuvent encore être répartis par emplacement et par four : Karatsu, Asahi, Oku-gorai, Iga, Hagi, Seto, Setoguro, Izumo, Shigaraki, Oribe, Shonzui, Genpin, Shino, Satsuma et Raku.t

Warabai - 藁灰

Cf. Hai.

X

Y

Yakan - 薬缶

Pichet équipé d'un bec versuer et d'une anse. Utilisé pour remplir le mizusashi à la fin de la cérémonie du thé afin de remettre la pièce dans le même état qu'elle a été au début à l'arrivée des invités.  Selon la quantité d'eau utilisée lors de la cérémonie pour faire du thé des invités, la même quantité sera reversée dans le mizusashi en utilisant le yakan. Le yakan est porté avec la main gauche en avant du corps au niveau du ventre (hara), car il n'est pas de nature important. Avec la main droite, un chiffon de soie (chakin) est tenu sous le bec verseur pour empêcher l'eau de se répandre tout en marchant ; on l'appuie ensuite sur le couvercle tout en versant l'eau douce dans le mizusashi.

Yatsureburo - 窶風呂

Cf. Hai.

Youji - 楊枝

Fourchettes pour sucreries devraient être portées par tous les invités venant à la cérémonie de thé. Quand des gâteaux mous (omogashi), sont servis avant de boire le thé épais (koicha), ceux-ci sont placés sur un papier (kaishi). L'omogashi étant moite, il ne doit pas être manipulé avec les mains parce que cela rendrait les doigts collants et surtout, il serait tout à fait grossier de manipuler les autres ustensiles comme le chawan, le dashibukusa...  avec des doigts collants. Parfois quand l'omogashi est trop grand pour être mangé en une seule bouchée, il peut être coupé en utilisant le même youji. L'invité apporte son propre youji.

Z

Zazen - 座禅

Posture de méditation assise de la pratique du bouddhisme zen, particulièrement des écoles Sōtō et Rinzai qui sont les plus connues en Occident. Za signifie "assis" et zen "méditation". Zazen est donc la méditation assise et il renvoie à la posture qu'aurait adoptée Bouddha pendant ses méditations. Zazen est associé à dhyāna dans le yoga, et au chán chinois.

Zen -

Le zen est une branche japonaise du bouddhisme mahāyāna. Celle-ci met l'accent sur la méditation (dhyāna) à partir de la posture assise dite de zazen.

Le mot "zen" est la romanisation de la prononciation japonaise du caractère chinois 禅 ou 禪, ("méditation silencieuse") ; il est prononcé chán en mandarin, zeu en shanghaien. Ces différents termes remontent à une origine commune : le mot sanskrit, dhyāna -en pâli, jhāna ("recueillement parfait").

Le zen se réfère au chán chinois, influencé par le taoïsme et, plus particulièrement, à la méditation de Siddhārtha Gautama lorsqu'il obtint l'éveil sous l'arbre de la Bodhi, il y a plus de 2 500 ans en Inde. On y trouve aussi l'influence coréenne du son.

Zumi -

Cf. Sumi.

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Céramiques pour le thé  /  Objets en bois tourné

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